Développement durable

Discussion dans 'Souss-massa-dra' créé par Tafart, 3 Janvier 2015.

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    L' arbre sacré des régions du Sud

    L’Union des coopératives des femmes d’argane s’est distinguée à la COP22 en remportant le prix de l’adaptation climatique qui lui a été remis par la ministre de l’environnement, lundi dernier. Le projet en partenariat avec la Fondation Mohammed VI consiste à protéger l’arganier en utilisant un four qui fonctionne à l’énergie solaire.

    A quelques mètres de Bab Ighli, les coopératives exposaient leur savoir-faire. Parmi celles-ci, l’Union des coopératives des femmes d’argane «Tissaliwine», nommée Union des coopératives au Maroc (UCFA). Elle est issue du projet de conservation et développement de l’arganeraie PCDA, réalisé dans le cadre de la coopération technique Maroc-Allemagne dans les régions du Sud-ouest marocain. Au niveau social, l’Union a pour tâche de fournir la sécurité sociale à ces femmes, à lutter contre l’analphabétisme, et à les aider à réaliser des projets en faveur de l’environnement. L’Union s’est d’ailleurs distinguée à la COP22 en remportant le prix de l’adaptation climatique qui lui a été remis par la ministre de l’environnement, lundi dernier. Le projet en partenariat avec la Fondation Mohammed VI consiste à protéger l’arganier en utilisant un four qui fonctionne à l’énergie solaire.

    Selon Jamila Idbourouss, présidente de l’UCFA, «nous sommes une Union de coopératives composée de 22 entités, 1.200 femmes dans toutes les provinces du Souss-Massa, des coopératives de Chtouka Ait Baha, Tiznit, Taroudant, Sidi Ifni et Essaouira, au total 6 provinces. Notre principal objectif est de produire et commercialiser l’huile d’argane, faire sa promotion et mettre en avant les compétences des femmes de notre région, ainsi que le potentiel de production de ces coopératives». La présidente de l’Union précise que «la commercialisation de ces produits se fait au niveau du marché interne et externe».Pour ce qui est de l’export, elle confie que l’Union «exporte vers plusieurs pays comme le Japon, l’Angleterre qui reste notre principal marché, puis il y a la France, les Etats-Unis et le Canada». Ces coopératives axent leur production sur l’argane cosmétique, mais également sur les produits agricoles comme le couscous, le miel, «amlou», les câpres, et le henné. «Toutes les associations de l’Union ont pour principal produit l’argane et en seconde position le produit qui caractérise la zone en question», selon la présidente de l’Union. Et d’ajouter : «Ces produits se caractérisent par le fait qu’ils sont de grande qualité, naturels et biologiques».

    L’écosystème de l’aganeraie

    Outre l’aide d’institutions marocaines, les fondatrices de ces coopératives femmes ont pu bénéficier de l’accompagnement d’organisations internationales qui les ont aidées à démarrer leurs projets. Les formations reçues sont entre autres dans la gestion, le management, et le marketing, ainsi que la formation dispensée pour connaître toutes les étapes de fabrication du produit.

    La présidente de l’Union souligne que «l’idée essentielle de la coopérative c’est de créer des emplois au fin fond de nos campagnes et être le moteur pour une productivité valorisante». Pour ces femmes, cet emploi améliore à la fois leur qualité de vie et dynamise l’économie de la région. «Cet écosystème a un rôle essentiel surtout dans la région du Souss où les montagnes constituent un défi quotidien et où l’arganier est l’unique source de revenu d’un bon nombre de femmes, bien souvent en l’absence d’un mari ou lorsque le mari ne travaille pas». L’arganier est menacé de disparaître si la population locale continue l’exode vers les villes, aux dires des coopératives travaillant dans le secteur. Ce patrimoine immatériel d’une valeur inestimable est entre les petites mains des femmes du Souss.

    Source: Aujourd'hui.ma
     
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    Micro irrigation et economie de l' eau dans les zones arides :

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    Article sur mapexpress.ma (17.01.2017)

    Dans les zones oasiennes et de l’arganier, un travail soutenu de conservation et de valorisation

    Depuis sa création en 2010, l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et l’arganier (ANDZOA) entreprend un travail soutenu de conservation et de valorisation. Dans ces deux écosystèmes qui couvrent presque 40 pc du territoire national, l’amélioration des indicateurs de développement va de pair avec la lutte contre l’impact du changement climatique.

    Pour le directeur général de l’ANDZOA, Brahim Hafidi, le bilan de la feuille de route établie à l’horizon 2020 avec pour finalité le développement durable, est aujourd’hui en avance par rapport aux objectifs fixés lors de sa mise en œuvre en 2012.

    “Nous avons entrepris une grande réhabilitation de la palmeraie et un début de réhabilitation de l’arganeraie», a-t-il indiqué dans un entretien à la MAP.

    L’une des clés de ce succès consiste, selon lui, en la pleine adhésion des différents acteurs locaux, l’appui du gouvernement grâce notamment au plan Maroc vert, et l’apport précieux des bailleurs de fonds.

    Au vu de la dégradation de ces écosystèmes à cause de la désertification, et du déficit que connait la région en matière d’indicateurs socio-économiques qui poussent à l’exode, le développement humain a été au cœur de la vision de l’Agence, explique M. Hafidi.

    Dès le départ, une convention a été conclue avec les 14 provinces qui couvrent les zones oasiennes et de l’arganier. Des financements conséquents ont été mobilisés par l’Etat pour pallier aux causes de la précarité et aux facteurs d’enclavement.

    En matière d’indicateurs de développement humain, l’objectif était d’atteindre la moyenne nationale, chose déjà réalisée, a assuré le DG de l’ANDZOA, avec des améliorations notables en matière notamment d’accès à la scolarisation, à l’eau portable, aux routes rurales.

    A fin 2015, «on a atteint presque 90 pc de nos objectifs sauf pour les indicateurs de santé qui accusent encore un retard », a-t-il précisé.

    Pour ce qui est de la valorisation de ces écosystèmes au profit de la population locale, l’Agence accompagne les deux principales filières: le palmier-dattier et l’arganier, ainsi que deux autres, plus petites, à savoir le safran et le rosier à Kelaat Maghouna.

    Un contrat-programme a été conclu entre l’Etat et les agriculteurs organisés dans des interprofessions pour chaque filière, rappelle M. Hafidi.

    Ainsi, 1,8 million de plantations de nouveaux palmiers ont été déjà effectuées sur les 3 millions programmées à l’horizon 2020, a-t-il précisé permettant d’envisager d’atteindre l’objectif fixé dès l’an prochain.

    S’agissant de l’arganier, le travail de réhabilitations est en marche, a ajouté M. Hafidi qui cite notamment un programme de plantation de 10.000 Ha de vergers d’arganiers chez des particuliers. Financé par le Fonds vert pour le climat à hauteur de 40 millions de dollars, ce projet vise à renforcer la résilience des communautés rurales et la réserve de la biosphère de l’arganeraie.

    Pour cet ingénier agronome, longtemps directeur du complexe horticole et vétérinaire (IAV) d’Agadir, ce travail de valorisation passe aussi par la mise en place d’un centre national de l’arganier. Il verra bientôt le jour sur une superficie de 5 hectares, au sein de l’IAV, avec pour mission la promotion de la recherche scientifique sur cette espèce unique au Maroc.

    «Il sera, à la fois, un centre d’interprétation de l’arganier du fait que nous sommes dans une réserve de la biosphère et d’appui aux coopératives et aux différents autres acteurs impliqués », a-t-il dit.

    S’agissant du safran, le DG de l’ANZOA parle d’une «grande dynamique» de la filière, sachant que l’objectif était de passer de 600 Ha en 2009 à 1300 HA dans le cadre du contrat-programme, objectif aujourd’hui dépassé.

    «Tous les agricultures sont organisés en coopératives avec une labellisation propre», a-t-il dit ajoutant que le meilleur indicateur dans ce sens est le prix qui est passé de 8 Dh le gramme avant le démarrage du contrat programme à 35 Dh le gramme aujourd’hui.

    M. Hafidi, qui est également président du Conseil régional du Souss-Massa, a fait état en outre de la croissance importante de la production et l’exportation de l’huile d’argan.

    Sur les 4000 tonnes d’huiles produites, 1000 tonnes sont aujourd’hui destinées à l’export, ce qui constitue, selon lui, une importante performance, sachant que le prix est passé de 30 dh avant la labellisation à 250 dh en moyenne pour l’huile exportée en vrac.

    Autre motif de fierté pour le directeur général de l’ANDZOA consiste en l’adhésion importante de bailleurs de fonds étrangers et d’agence de l’ONU dans les projets de préservation et de valorisation des écosystèmes oasiens et arganier.

    Il rappelle à cet effet la présentation par le Maroc, dans le cadre de la COP 22 organisée à Marrakech, de «l’Initiative Oasis Durables» en vue de mobiliser des financements pour la préservation et le développement des zones oasiennes, sur la base de l’expérience marocaine.

    Parmi les nombreuses autres opérations appuyées par des fonds internationaux dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, le DG de l’ANDZOA, cite celui portant sur l’ensemble des zones oasiennes avec un accent particulier sur les plus pauvres. Il s’agit d’actions portant, a-t-il expliqué, sur la mobilisation de l’eau, la réalisation de barrages souterrains, et la réhabilitation des khettaras et saguia, outre la création de revenus pour les populations locales, la promotion de la participation des femmes et des jeunes et le renforcement des capacités des décideurs au niveau des collectivités locales.

    Un accord de principe pour un financement allemand de l’ordre de 10 millions d’euro a été également obtenu pour la réhabilitation du lac Iriqui à Tata et dont une partie est à Zagora. Desséché, ce lac nécessite une réhabilitation afin de promouvoir une activité touristique et mettre en valeur son rôle écologique.

    Dans le cadre de la promotion de la filière des dattes, la réalisation d’unités de stockage a été nécessaire. A cet effet, un financement belge de 13,5 millions d’euro a été mobilisé pour ce projet qui est dans sa première année de mise en œuvre.

    Il faut dire que la production de dattes l’an passé a atteint 127.000 tonnes contre une moyenne 90.000 tonnes auparavant, un record qui a été obtenu en dépit d’une année sèche.

    L’objectif est d’arriver à produire 160.000 tonnes. Pour cela, l’ANDZA est en phase de plantation de 3 millions de plants, avec notamment 20 Ha de palmiers dattiers dans des fermes modernes, une activité déjà commencée à Boudnib.

    Selon le DG de l’ANDZOA, ces projets d’envergure et bien d’autres, portant notamment sur la mobilisation de l’eau dans une région souffrant de déficit hydrique, commencent à apporter patiemment leurs fruits : conserver ces richesses naturelles du Maroc, et améliorer les conditions des populations qui y vivent.
     
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    Prix Google Science Fair :
    technique pour combattre la secheresse par les oranges :
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    Nouvelle publication en anglais :
    The Foundations of Restoration Ecology (2016) rassemble l' essentiel de la littérature scientifique qui traite des théories de l' ecologie. Le mot anglais Restoration Ecology, inconnu chez nous, peut dire comment reconstruire un écosystème déjà détruit ou en voie de dégradation comme les forets anciennes, les espèces végétales et animales aujourd'hui disparues, les cours d' eaux, les lacs et fleuves sèches ... L' ouvrage contient des exemples pratiques et réussis du monde entier :
    https://goo.gl/photos/amDeAnPGY8QsAD2NA
     

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