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Soutenance à Sofia d'un mémoire de master en langue bulgare sur l'Amazighe

Publié le 20 octobre 2015 à 16:14 | Dans Monde & Diaspora
Petar Naydenov

Sofia – Le Chercheur bulgare Strashimir Petar Naydenov a soutenu, lundi, son mémoire pour l’obtention du Master en didactique des langues étrangères au sein de la faculté de Lettres classiques et Modernes de l’Université Saint Kliment d’Ohrid de Sofia, en donnant un aperçu de la diversité linguistique du Maroc.

Au cours de la présentation de son travail de recherche, M. Naydenov a donné un aperçu de la diversité linguistique du Maroc en donnant l’exemple de la langue Hassanie issue de l’arabe classique et pratiquée dans les provinces sahariennes du Royaume et les différents dialectes du Berbère parlés dans le pays: Tarifit au Rif et au nord du Maroc, Tamazight au Moyen Atlas et Tachelhit dans la région du Souss et dans le sud du pays.

Le chercheur bulgare a également relevé l’apport inédit de la Constitution marocaine de 2011 en matière de reconnaissance linguistique et de promotion de la langue berbère.

M. Naydenov a aussi souligné le choix significatif de la graphie Tifinagh par l’Institut Royal de la Culture Amazigh (IRCAM) et relevé des proximités avec l’alphabet glagolitique bulgare.

Le chercheur a justifié l’intérêt de sa recherche par la volonté de donner aux chercheurs bulgares les clés linguistiques pour la compréhension de la société marocaine.

Il a également annoncé avoir mis en place « un dictionnaire minimum » bulgare/amazighe de 600 mots comme première étape d’un travail de recherche de plus grande envergure.

Intervenant à l’issue de la soutenance du mémoire de M. Naydenov, L’Ambassadeur du Maroc en Bulgarie, Mme. Latifa Akharbach a félicité le chercheur bulgare et son directeur de recherche le Professeur Dimitar Vesselinov, Vice Doyen de la Faculté de Lettres classiques et Modernes, pour le caractère inédit et la qualité du travail accompli et souligné que la question de l’Amazighe au Maroc n’est pas une simple question de technique linguistique mais bien un enjeu démocratique en lien avec la consécration des droits culturels des citoyens marocains.

La diplomate marocaine a ajouté que la constitutionnalisation de l’Amazighe en tant que langue officielle au Maroc témoigne de la reconnaissance de cette importante composante de l’identité du pays. Elle a par ailleurs informé l’auditoire qu’un projet de loi organique sur la langue Amazigh est actuellement en cours d’étude par le Parlement marocain.

En conclusion de son intervention, Mme Akharbach a assuré l’assistance de la disposition des universités et instances spécialisées marocaines dont notamment l’IRCAM, à la mise en œuvre d’une coopération académique effective pour favoriser les échanges avec les chercheurs et universitaires bulgares.

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