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![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Date d'inscription: janvier 2005
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Pour une Ecologie de l'humain Les délaissés de la prospérité, les dépossédés jusqu'au bout, les marginalisés de la dignité, les victimes du progrès... Ils sont partout, ils croissent et pullulent, leur semence génitale est leur ultime humanité, leur bien et espérance. Naufragés sur les places des villes, sur les routes, sans destination, délaissés dans les gares, ne sachant plus ni où aller ni où revenir. Ils se retrouvent entre eux, s'entassent dans les les bidonvilles, les quartiers hideux des périphéries , se disputent un lopin de terre, construisent à l'abri des regards des tanières d'infortune, pour cacher leur honte et leur misère, dorment à même le sol sur des tapis de carton, jusque dans la graisse des parkings... Ils deviennent eux mêmes des déchets humains, des parias et des moins que rien, pourtant ce sont des citoyens, des gens qui n'aspirent qu'au bien, des vieux et des vieilles, des jeunes et des enfants, des femmes et des adolescents, en habits traditionnels ou en haillons, en djeans crasseux et tricots de récupération, ils s'appliquent avec acharnement, quémandant un peu d'argent, s'occupant au ramassage du plastique, du verre et des métaux, retournant les monceaux de divers déchets, pour le compte des revendeurs professionnels, des ferrailleurs, revendeurs, receleurs et pour leurs propres comptes. D'autres n'ont pas coupé le lien maternel qui les relie à la terre, travaillent de leurs mains une rocaille de misère, rêvent de bétail et de vergers prospères, élèvent quelques chèvres et des moutons, parlent encore de pluie et de moissons, comme au bon vieux temps de naguère, offrent leurs bras et sueur dans les usines agroalimentaires, participent à la cueillette des olives, des tomates et des belles oranges pour n'importe quel salaire, afin de survivre, d'offrir à leurs proches un meilleur quotidien et peut être un avenir décent, amènent leurs enfants à l'école, leur enseignent encore la valeur des choses, l'honnêteté et le travail. Les plus dignes s'activent encore dans des actions quotidiennes "humanisantes", une éthique héréditaire du lien social et culturel, rendent visite aux malades, secourent l'affligé, participent aux cérémonies des décès et mariages, organisent des célébrations en l'honneur des saints protecteurs. Déterminés, ils ne lâchent pas prise, avec courage et des gestes lents mais permanents, malgré les contradictions que subit leur statut social et leur rôle traditionnel, ils parviennent difficilement à se maintenir en équilibre, à sauvegarder leur esprit et leur dignité face aux tourbillons de la modernité et ses ouragans. Dieu merci, au moins la religion, leur Islam traditionnel, pas celui des agitateurs fous, et les croyances ancestrales leur donnent une raison de croire et de vivre, leur préserve un espace de mouvement et de légitimité dans le respect du visible et de l'invisible et la quiétude de l'âme. N'ayant plus ni plaisir ni de désirs dans la vie, ils investissent leur bonheur dans leur progéniture, leurs moutons ou dans la promesse de la fertilité de la terre. Mais même la terre est devenue avare et les renie; pourtant il n' y a pas si longtemps, du temps de leur enfance, ils avaient connu le sourire du bonheur, les youyous de la joie, la consolation des pleurs dans le malheur, ils avaient vécu les saisons bénies où la vie était belle et prometteuse, la nature florissante et généreuse et l'Homme plein de valeur, de respect et de gratitude envers tout ce qui l'entoure. Cet humain qui était brave, généreux et fier, courageux et vivant de son bon labeur, ayant une parole, un sens et une ascendance, membre estimable d'une communauté solidaire et qui se retrouve maintenant déshumanisé, déclassé, sans consistance et sans valeur, arbitrairement dénué de son honneur de sa grandeur, économiquement servile, socialement inutile, broyé par le progrès, désacralisé et étourdi par le bruit des machines, l'argent qui enlaidit les moeurs, des contraintes absurdes de la vie moderne et sa mécanique implacable et sauvage, inhumaine et sans pitié. Hemmu par exemple ne se retrouve plus dans cet enfer de béton et de fer, cette jungle de routes et de véhicules qui l'enserrent de vacarme et de fumée, cités sans âme, aux implacables règles et sordides comportements. Il ne trouve plus à qui parler de coeur à coeur, à qui se plaindre, avec qui partager les vieux souvenirs. Bien- sûr le retour à la terre, sous le vieux figuier séculaire qui l'a vu grandir, auprès de la source abandonnée, reste le seul repère tangible dans ce tourbillon, rêver d'un voyage auprès des siens, se recueillir sur les tombes des anciens, rêver au pèlerinage à la Mecque, sont les ultimes souhaits avant la fin des temps, le meilleur sujet de discussion entre vieux , en évoquant l'expérience de chacun et les péripéties vécues. Ainsi, ces marginalisés forcés, que le progrès implacable a surpris, ces dépossédés des valeurs saines de la vie , ces relégués à l'oubli, humbles victimes de la détérioration de l'écologie, cherchent encore à remplir un rôle, chacun à sa façon et selon sa condition, au point de voir certains d'entre eux fuir la société factice et la modernité, s'exclure volontairement et sans regret de toute citoyenneté artificielle, pour suivre l'antique sentier des moutons vers les pâturages et les collines, s'en retourner aux oasis parfumées du désert, là où la nature a conservé sa grandeur, où le goût du pain a sa saveur, où le temps de vivre et de mourir possède encore toute sa valeur, pour vieillir dignement, tout en s'adressant à chaque bête, à chaque arbuste et à chaque palmier par un nom qu'il a inventé, dans un langage de gratitude et de respect. Profondément malheureux, cette génération de vieillards a vécu l'opulence et la générosité de la terre, puis son viol et sa destruction par des prédateurs étrangers, des spéculateurs sans pitié, armés de lois criminelles et d'argent: arasés les dunes où il faisait bon rêver, broyées les forêts de cèdres et d'arganiers où vivaient en parfaite harmonie les animaux sauvages et les bergers, abandonnés les villages de pêcheurs aux hordes des vacanciers... Et l'on construit à tout va des décors en carton, des hôtels trop luxueux, des palaces du jeu et de la prostitution même en plein milieu du désert, devenu une marchandise à vendre... " Ainsi, à quoi bon construire une maison en terre, planter encore un arbre, le choyer d'amour et de soins durant des années?" Se demande Hemmou, dépité. " Quand il devient grand et donne de bons fruits, le labeur de toute une vie, vos petits enfants se moquent de votre satisfaction et de votre fierté, l'ignorent et n'en veulent pas, préférant des produits emballés et importés." Quand des communautés conçoivent au fil des générations des valeurs fondées sur le bon sens et l'expérience, des notions de savoir vivre au sein de la tribu, de savoir être au sein de l'environnement et un savoir faire acquis comme un précieux héritage, une éthique millénaire du vivant, cumul de sagesse et d' une infinité d'amour… Et soudain, en quelques décennies, toute cette architecture de l'Être s'écroule, comme emportée par un Tsunami dévastateur invisible et irréversible. Dernièrement, dans un mouvement de colère et de folie, une vénérable grand mère, devant la surprise et l'incrédulité générale, s'est attaquée aux poubelles de tout le quartier, les nettoyant méticuleusement des graisses et des saletés puis les a redéposées devant chaque maison, presque neuves et étincelantes de propreté. Révoltée par la passivité et l'inertie générale vis-à-vis de l'environnement et le gaspillage de nourriture déversée avec les ordures ménagères qui favorise la croissance des mouches, des moustiques et des rats. Sans un seul merci de la part des bourgeois qui l'ont considérée folle depuis. Dépressif, incompris, Hemmu rumine dans sa solitude, vieillard de quatre vingt dix années, encore debout obstinément, il a perdu tout goût à la vie, impuissant face à la corruption des mentalités, dépossédé de son rôle d'ancien, de son auréole de sage, plus personne ne fait attention à lui, ni à ses histoires de moutons, ni même à ses arbres fruitiers… Il choisit un beau figuier encore plein de fruits, ruisselant de miel…Il rejoignit définitivement l'éternel compatissant en se pendant, pour de bon, tôt un matin. Et si ce Tsunami du " progrès" ne portait d'autres "valeurs" hormis celles du mépris de la vie et de l'Homme? Il est toujours permis d'espérer en l'humanité, mais face à l'aveuglement et à la rapacité des nantis, ce n'est pas évident ...
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"Ceux qui renoncent à une liberté fondamentale en échange d’un peu de sécurité temporaire ne méritent ni la sécurité, ni la liberté. " ( Benjamin Franklin ) |
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Envoi à 1000 responsables, personnalités et journalistes. Bonjour, Accorderiez- la contemplation des derniers papillons qui nous indiquent la fin des paysages naturels, en l'occurence ceux du Maroc dont nous nous préoccupons ? Si oui, merci d'aller à : S'il vous reste encore un instant, je serais très heureux que vous puissiez lire "Ultimatum" : http://homepage. A l'égal de toute la biodiversité marocaine et nord-africaine, dévastée notamment par un surpâturage de plus en plus effarant, ces papillons bioindicateurs - véritables trésors patrimoniaux - témoignent d'un inquiétant déclin. Certains sont déjà éteints, faute de la sauvegarde de leurs plantes-hôtes et de la conservation de leurs habitats. Dégradation de l'environnement et pauvreté sont des phénomènes à rétroaction positive, à savoir que les conséquences de l'une rendent l'autre inévitable. Quand on parle de sauvegarder le patrimoine naturel, le souci humanitaire est toujours en contrepoint. Que se passera-t'il quand il n'y aura plus d'herbage, plus de vraies forêts, plus de vie sauvage, plus de ressources dans un pays où la vie rurale est déjà si pénible, sinon l'avènement d'un quotidien irrémédiablement invivable et de nouvelles raisons d'exil ? Si vous souhaitez en savoir plus sur la biodiversité globale du Maroc, vous pouvez consulter le site de la Maison de l'Écologie et des Écosystèmes du Maroc : http://homepage. Si enfin les débats sur le thème vous intéressent, voici un forum : http://users. Et pour le régal des yeux, pour découvrir tous les papillons dont il est question : http://perso. Si vous avez des arguments pour contredire mes assertions, ou des initiatives pour contribuer à inverser les tendances, vos notions et vos suggestions m'intéressent grandement. Meilleurs sentiments. Michel R. Tarrier Citoyen de la Terre, dévoué au biopatrimoine du Maroc. ____________ Michel R. TARRIER Apartado postal 15553, E-29080 Malaga (Spain) Phone : 34-952.960.182 ; GSM : 34-629.528.333 tarrier@... http://homepage. http://www.geres- http://www.geos- http://users.
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" Bonjour,
En ce jour tant attendu où doit se conclure une sympathique mascarade française nommée Grenelle de l'environnement, pantomime désespérée d'un système qui ne veut pas raccrocher et bien au contraire faire accroire qu'il va instaurer un capitalisme durable (notez la contradiction. Je vous incite, si vous le pouves, à cesser toute activité pour lire ce texte intégralement. Certain que vous partagez de pareils doutes et une même inquiétude pour l'avenir de notre planète, Bien à vous." Bref extrait : "En septembre 2002, à Johannesburg, au Sommet de la Terre organisé par les Nations Unies et réunissant plus de 100 Chefs d’État et de gouvernement ainsi que 22.000 délégués de 191 nations, Jacques Chirac, inspiré par Nicolas Hulot, s’écriait : “Notre maison brûle et nous regardons ailleurs !”. Après quoi l’on a beaucoup discuté. Cinq années ont passé sans que rien de décisif ne soit entrepris. Aujourd’hui, la maison est à moitié brûlée, et l’on discute encore. La banquise fond à toute allure. Et l’on discute... Les forêts tropicales disparaissent à toute vitesse. Et l’on discute... Les poisons chimiques follement dispersés dans la nature ont pénétré au cœur de toutes les espèces vivantes, hommes inclus. Et l’on discute... La production des spermatozoïdes humains a baissé de moitié en trente ans, ce qui est une terrible atteinte à la vitalité de notre espèce. Et l’on discute... Les terres cultivables épuisées et bombardées de pesticides et d’engrais voient leur production décliner en quantité, s’effondrer en qualité. Et l’on discute... Le cancer, le sida et toutes les maladies dégénératives explosent. Et l’on discute... Les maladies nosocomiales et iatrogènes, c’est-à-dire provoquées par la médecine elle-même, atteignent des proportions affolantes. Et l’on discute... Les enfants, plus vulnérables que les adultes, sont de plus en plus victimes des allergies, de l’asthme, de l’autisme, de la leucémie aiguë. Et l’on discute... Les incinérateurs diffusent dans l’atmosphère des dioxines aux effets neurotoxiques avérés qui se répandent au loin sur les herbages et les cultures et s’accumulent dans les matières grasses des viandes, des poissons, des produits laitiers. On en retrouve dans le cordon ombilical des nouveau-nés, le liquide amniotique, le lait maternel. Et l’on discute... Bref, la planète entière est corrompue à mort par une industrie chimique tombée aux mains de mégalomanes irresponsables et inconscients que les pouvoirs publics sont incapables de juguler et qui conduisent l’espèce humaine au suicide sous hypnose. Vous le savez tous. Et vous voulez encore discuter ? Mais discuter de quoi, sacrebleu ? De mesurettes totalement ineptes comme la réduction de la vitesse des véhicules de 10 kilomètres à l’heure, que personne ne respectera, un étiquetage des produits intégrant le coût environnemental, que personne ne lira, ou la création d’un “Collège environnement” au Conseil économique et social, que personne n’écoutera ? La maison brûle, et pour éteindre l’incendie, vous brandissez des pistolets à eau ? Vous voulez discuter, un peu plus sérieusement, de multiplier par trois la surface des cultures françaises en agriculture biologique à l’horizon 2010, et de la multiplier par dix à l’horizon 2020. Quel horizon ? Il n’y a plus d’horizon ! Notre horizon est complètement ténébreux. En 2020, vos enfants et petits-enfants seront presque tous cancéreux. Vous-mêmes serez parkinsoniens ou alzheimeristes. Et franchement, à lire vos sujets de discussion, je me demande même si vous n’êtes pas déjà tous menacés par la sénilité précoce." Sources: Le site de Pierre Lance : http:/www/assoc.
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Membre Senior
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"Alstom n'a pas été le seul à profiter du voyage de Nicolas Sarkozy au Maroc : Anne Lauvergnon, Présidente du Directoire d'Areva, y a également fait de bonnes affaires.
Pour Areva, la rencontre avec Mostapha Terrab, Directeur Général de l'Office Chérifien des Phosphates (OCP), a permis la signature d'une déclaration d'intention pour développer conjointement coopération et recherche dans le domaine de l'uranium naturel. Ce document porte sur l'extraction de l'uranium contenu dans l'acide phosphorique, fabriqué à partir des minerais de phosphates marocains. Areva et l'OCP entendent ainsi donner une dimension industrielle à leur coopération scientifique initiée en 2005. Les phosphates sont une ressource uranifère prometteuse, alors que le marché de l'uranium connaît un essor durable. Selon l'AIEA, les ressources d'uranium en sous-produit des seuls gisements de phosphates du Maroc avoisineraient les 6 millions de tonnes, soit deux fois plus que les ressources mondiales connues des gisements d'uranium. Areva et l'OCP prévoient notamment de lancer en commun une étude de faisabilité pour un site industriel de production d'uranium à partir d'acide phosphorique, annonce le groupe français. " Le pillage continue au profit des mêmes colonisateurs; AREVA étend ses tentacules sur le Maroc, après le soutien militaire qu'elle apporte au Niger contre les Touaregs.
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Membre récent
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[quote=aksel;93173]
Pour une Ecologie de l'humain Les délaissés de la prospérité, les dépossédés jusqu'au bout, les marginalisés de la dignité, les victimes du progrès... Ils sont partout, ils croissent et pullulent, leur semence génitale est leur ultime humanité, leur bien et espérance. Naufragés sur les places des villes, sur les routes, sans destination, délaissés dans les gares, ne sachant plus ni où aller ni où revenir. Ils se retrouvent entre eux, s'entassent dans les les bidonvilles, les quartiers hideux des périphéries , se disputent un lopin de terre, construisent à l'abri des regards des tanières d'infortune, pour cacher leur honte et leur misère, dorment à même le sol sur des tapis de carton, jusque dans la graisse des parkings... Ils deviennent eux mêmes des déchets humains, des parias et des moins que rien, pourtant ce sont des citoyens, des gens qui n'aspirent qu'au bien, des vieux et des vieilles, des jeunes et des enfants, des femmes et des adolescents, en habits traditionnels ou en haillons, en djeans crasseux et tricots de récupération, ils s'appliquent avec acharnement, quémandant un peu d'argent, s'occupant au ramassage du plastique, du verre et des métaux, retournant les monceaux de divers déchets, pour le compte des revendeurs professionnels, des ferrailleurs, revendeurs, receleurs et pour leurs propres comptes. D'autres n'ont pas coupé le lien maternel qui les relie à la terre, travaillent de leurs mains une rocaille de misère, rêvent de bétail et de vergers prospères, élèvent quelques chèvres et des moutons, parlent encore de pluie et de moissons, comme au bon vieux temps de naguère, offrent leurs bras et sueur dans les usines agroalimentaires, participent à la cueillette des olives, des tomates et des belles oranges pour n'importe quel salaire, afin de survivre, d'offrir à leurs proches un meilleur quotidien et peut être un avenir décent, amènent leurs enfants à l'école, leur enseignent encore la valeur des choses, l'honnêteté et le travail. Les plus dignes s'activent encore dans des actions quotidiennes "humanisantes", une éthique héréditaire du lien social et culturel, rendent visite aux malades, secourent l'affligé, participent aux cérémonies des décès et mariages, organisent des célébrations en l'honneur des saints protecteurs. Déterminés, ils ne lâchent pas prise, avec courage et des gestes lents mais permanents, malgré les contradictions que subit leur statut social et leur rôle traditionnel, ils parviennent difficilement à se maintenir en équilibre, à sauvegarder leur esprit et leur dignité face aux tourbillons de la modernité et ses ouragans. Dieu merci, au moins la religion, leur Islam traditionnel, pas celui des agitateurs fous, et les croyances ancestrales leur donnent une raison de croire et de vivre, leur préserve un espace de mouvement et de légitimité dans le respect du visible et de l'invisible et la quiétude de l'âme. N'ayant plus ni plaisir ni de désirs dans la vie, ils investissent leur bonheur dans leur progéniture, leurs moutons ou dans la promesse de la fertilité de la terre. Mais même la terre est devenue avare et les renie; pourtant il n' y a pas si longtemps, du temps de leur enfance, ils avaient connu le sourire du bonheur, les youyous de la joie, la consolation des pleurs dans le malheur, ils avaient vécu les saisons bénies où la vie était belle et prometteuse, la nature florissante et généreuse et l'Homme plein de valeur, de respect et de gratitude envers tout ce qui l'entoure. Cet humain qui était brave, généreux et fier, courageux et vivant de son bon labeur, ayant une parole, un sens et une ascendance, membre estimable d'une communauté solidaire et qui se retrouve maintenant déshumanisé, déclassé, sans consistance et sans valeur, arbitrairement dénué de son honneur de sa grandeur, économiquement servile, socialement inutile, broyé par le progrès, désacralisé et étourdi par le bruit des machines, l'argent qui enlaidit les moeurs, des contraintes absurdes de la vie moderne et sa mécanique implacable et sauvage, inhumaine et sans pitié. Hemmu par exemple ne se retrouve plus dans cet enfer de béton et de fer, cette jungle de routes et de véhicules qui l'enserrent de vacarme et de fumée, cités sans âme, aux implacables règles et sordides comportements. Il ne trouve plus à qui parler de coeur à coeur, à qui se plaindre, avec qui partager les vieux souvenirs. Bien- sûr le retour à la terre, sous le vieux figuier séculaire qui l'a vu grandir, auprès de la source abandonnée, reste le seul repère tangible dans ce tourbillon, rêver d'un voyage auprès des siens, se recueillir sur les tombes des anciens, rêver au pèlerinage à la Mecque, sont les ultimes souhaits avant la fin des temps, le meilleur sujet de discussion entre vieux , en évoquant l'expérience de chacun et les péripéties vécues. Ainsi, ces marginalisés forcés, que le progrès implacable a surpris, ces dépossédés des valeurs saines de la vie , ces relégués à l'oubli, humbles victimes de la détérioration de l'écologie, cherchent encore à remplir un rôle, chacun à sa façon et selon sa condition, au point de voir certains d'entre eux fuir la société factice et la modernité, s'exclure volontairement et sans regret de toute citoyenneté artificielle, pour suivre l'antique sentier des moutons vers les pâturages et les collines, s'en retourner aux oasis parfumées du désert, là où la nature a conservé sa grandeur, où le goût du pain a sa saveur, où le temps de vivre et de mourir possède encore toute sa valeur, pour vieillir dignement, tout en s'adressant à chaque bête, à chaque arbuste et à chaque palmier par un nom qu'il a inventé, dans un langage de gratitude et de respect. Profondément malheureux, cette génération de vieillards a vécu l'opulence et la générosité de la terre, puis son viol et sa destruction par des prédateurs étrangers, des spéculateurs sans pitié, armés de lois criminelles et d'argent: arasés les dunes où il faisait bon rêver, broyées les forêts de cèdres et d'arganiers où vivaient en parfaite harmonie les animaux sauvages et les bergers, abandonnés les villages de pêcheurs aux hordes des vacanciers... Et l'on construit à tout va des décors en carton, des hôtels trop luxueux, des palaces du jeu et de la prostitution même en plein milieu du désert, devenu une marchandise à vendre... " Ainsi, à quoi bon construire une maison en terre, planter encore un arbre, le choyer d'amour et de soins durant des années?" Se demande Hemmou, dépité. " Quand il devient grand et donne de bons fruits, le labeur de toute une vie, vos petits enfants se moquent de votre satisfaction et de votre fierté, l'ignorent et n'en veulent pas, préférant des produits emballés et importés." Quand des communautés conçoivent au fil des générations des valeurs fondées sur le bon sens et l'expérience, des notions de savoir vivre au sein de la tribu, de savoir être au sein de l'environnement et un savoir faire acquis comme un précieux héritage, une éthique millénaire du vivant, cumul de sagesse et d' une infinité d'amour… Et soudain, en quelques décennies, toute cette architecture de l'Être s'écroule, comme emportée par un Tsunami dévastateur invisible et irréversible. Dernièrement, dans un mouvement de colère et de folie, une vénérable grand mère, devant la surprise et l'incrédulité générale, s'est attaquée aux poubelles de tout le quartier, les nettoyant méticuleusement des graisses et des saletés puis les a redéposées devant chaque maison, presque neuves et étincelantes de propreté. Révoltée par la passivité et l'inertie générale vis-à-vis de l'environnement et le gaspillage de nourriture déversée avec les ordures ménagères qui favorise la croissance des mouches, des moustiques et des rats. Sans un seul merci de la part des bourgeois qui l'ont considérée folle depuis. Dépressif, incompris, Hemmu rumine dans sa solitude, vieillard de quatre vingt dix années, encore debout obstinément, il a perdu tout goût à la vie, impuissant face à la corruption des mentalités, dépossédé de son rôle d'ancien, de son auréole de sage, plus personne ne fait attention à lui, ni à ses histoires de moutons, ni même à ses arbres fruitiers… Il choisit un beau figuier encore plein de fruits, ruisselant de miel…Il rejoignit définitivement l'éternel compatissant en se pendant, pour de bon, tôt un matin. Et si ce Tsunami du " progrès" ne portait d'autres "valeurs" hormis celles du mépris de la vie et de l'Homme? Il est toujours permis d'espérer en l'humanité, mais face à l'aveuglement et à la rapacité des nantis, ce n'est pas évident ... Très beau texte comme d'habitude Aksel. Mais attention à ne pas opposer Environnement et Progrès. Le progrès n'a de sens que ce que l'homme lui donne. Si au XIX siècle, le progrès devait avoir un sens industriel et scientiste, c'est à l'homme - nouveau - du XXI siècle de lui donner un sens civilisationnel résolument tourné vers la protection et la préservation de la biodiversité. C'est tout le combat et les paradoxes que l'on doit résoudre aujourd'hui. Nicolas Hulot, ses détracteurs on beau dire, a une réflexion très pertinente dans ce sens ( lire son itw dans "Libé" d'hier). A côté d'une fiscalité verte, à laquelle j'adhère, l'innovation technologique ( donc quelque part le progrès que tu sembles condamner) peut être à mon avis d'un grand salut écologique. Les expériences menées ça et là en Europe et aux Etats-Unis, bien qu'elles ne soit pas toujours probantes, apportent quelques réponses dans ce sens. Toutefois, on a beau dire, on a beau innover, inventer, chercher, l'homme ne peut pas faire l'économie de la mère des vertus écologiques : la sobriété. Seule l'adoption de la sobriété, et donc d'une certaine façon la décroissance, peut conduire l'homme à changer de comportement. Car c'est de cela dont il s'agit au bout du compte : convaincre et contraindre l'homme de changer de comportement. Amitiés, Anamir, rouge de rage, mais Vert d'espoir. |
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#7 (permalink) |
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Article trop long et hors sujet
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"Ceux qui renoncent à une liberté fondamentale en échange d’un peu de sécurité temporaire ne méritent ni la sécurité, ni la liberté. " ( Benjamin Franklin ) Dernière modification par aksel ; 08/12/2007 à 09h59. Motif: Article supprimé |
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Membre Senior
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Protection et gestion des ressources au Maroc... Les dicours creux qui font rire de la presse marocaine:
Quelqu'un comprend t-il ce charabia? De beaux disours et de la poudre aux yeux à mon avis. Voir l'article: Ressources naturelles : Le Maroc possède une grande expérience de gestion concertée
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"Ceux qui renoncent à une liberté fondamentale en échange d’un peu de sécurité temporaire ne méritent ni la sécurité, ni la liberté. " ( Benjamin Franklin ) |
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#9 (permalink) |
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A lire:
La nouvelle station balnéaire de Taghazout : Quand luxe et développement durable ne font plus qu’un ! Quand le bétonnage, la destruction du littoral, le golf et le luxe, ne font plus qu'un avec la protection de l'environnement et le développement durable!![]() " À une quinzaine de kilomètres au nord d’Agadir, et à deux heures d’autoroute de Marrakech, la nouvelle station balnéaire de Taghazout est déjà promise à un bel avenir.(...)" suite: http://www.aujourdhui.ma/economie-details58374.html
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"Ceux qui renoncent à une liberté fondamentale en échange d’un peu de sécurité temporaire ne méritent ni la sécurité, ni la liberté. " ( Benjamin Franklin ) |
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29/11/2007 Le tourisme international : victime et responsable du réchauffement de la planète. © Virginie Roy (Canoë) Le tourisme international serait tout autant la victime que le responsable du réchauffement climatique de la planète. C’est ce que les experts de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) ont révélé à la suite d’une réunion qui s’est terminée hier à Carthagène en Colombie. En effet, selon l’OMT, certains lieux hautement touristiques auront bientôt disparu et les touristes ne pourront plus s’y rendre en vacances. Mais ces mêmes touristes sont également coupables de détruire ces lieux puisque les émissions de gaz à effet de serre qu’ils produisent représentent un peu moins de 5 % du total mondial, soit 1,3 milliard de tonnes par an. « Il ne fait pas de doute que le réchauffement climatique est devenu le défi numéro un du secteur touristique. Nous devons changer radicalement nos habitudes pour rendre l’industrie touristique plus propre », avoue Geoffrey Lipman, sous-secrétaire général de l’OMT. C’est un débat qui agite le secteur touristique alors que le flux de voyageurs ne cesse d’augmenter. En effet, 846 millions de touristes ont sillonné la planète en 2006, dont 45 % en avion, et l’OMT prévoit 1,1 milliard de visiteurs internationaux en 2010 et 1,6 milliard en 2020. L’an dernier, quelque 5 milliards de voyageurs ont parcouru le monde ou ont voyagé dans leur propre pays, estime l’OMT. Les trois quarts des émissions de gaz à effet de serre engendrées par le tourisme proviennent des transports. La palme revient aux voyages en avion (40%), suivis du transport routier (32 %) alors que l’hébergement compte pour 21 % des émissions. L’OMT prévient que la croissance démesurée du secteur touristique pourrait conduire à une augmentation de 150 % des émissions de gaz dans les 30 prochaines années. Stratégie Ainsi, pour contrer le problème grandissant de la pollution engendrée par le tourisme international, l’OMT désire passer à l’action. « Les destinations touristiques qui ne mettent pas en œuvre une stratégie de développement respectueuse de l’environnement seront pénalisées par le marché », prévient Francesco Frangialli, secrétaire général de l’OMT et adjoint au maire de Morzine-Avoriaz dans les Alpes françaises, qui a vu fondre la neige de sa station. L’OMT prévoit un scénario catastrophique d’ici quelques années. Les exemples de destruction de la nature en raison du réchauffement climatique s’accumulent. L’OMT prévoit que les neiges du Kilimandjaro auront fondu au plus tard en 2020, le centre historique de Venise sera submergé et certaines îles des Maldives seront englouties par les flots. http://www2.
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