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Vieux 06/12/2007, 21h50   #11 (permalink)
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Par défaut Re : Ecologie et protection de l'Environnement



Sahara, générateur d'électricité ? Article très intéressant du Monde

Oubliez les réacteurs nucléaires en Lybie : l'avenir de l'énergie dans les pays du sud de la Méditerranée n'est pas l'atome, mais le soleil. Un groupe d'ingénieurs allemands en a convaincu le gouvernement de Berlin et des partenaires du pourtour de la mer. Leurs arguments progressent aussi à Bruxelles, où deux parlementaires européens, Rebecca Harms et Anders Wikjman, organisent un colloque le 28 novembre sur un des projets technologiques les plus ambitieux de l'époque.
L'idée est forte et simple : l'énergie solaire illuminant le Sahara est très abondante. Si l'on pouvait en récupérer une fraction, celle-ci couvrirait une part notable des besoins en énergie des pays méditerranéens, mais aussi de l'Europe. Or les technologies solaires ont suffisamment progressé pour que cette perspective devienne réaliste.

Sur le papier, le raisonnement est imparable : "Les déserts chauds couvrent environ 36 millions de km2 sur les 149 millions de km2 de terres émergées de la planète, explique le physicien Gerhard Knies, inspirateur du projet TREC (Trans-Mediterranean Revewable Energy Cooperation). L'énergie solaire frappant chaque année 1 km2 de désert est en moyenne de 2,2 térawattheures (TWh), soit 80 millions de TWh par an. Cela représente une quantité d'énergie si considérable que 1 % de la surface des déserts suffirait pour produire l'électricité nécessaire à l'ensemble de l'humanité." Dès lors, il devrait être possible, en multipliant les centrales solaires dans le désert, d'alimenter les pays riverains. Voire les pays européens.

L'idée, dans l'air depuis longtemps, commence à se formaliser en 2002, lorsque Gerhard Knies, convaincu de la première heure, contacte la section allemande du Club de Rome. Une réunion d'experts a lieu début 2003 : le gouvernement, séduit, accepte de financer une étude approfondie. Celle-ci, menée par le Centre aéronautique et spatial allemand (DLR, l'équivalent du CNES français) et rédigée par l'ingénieur Franz Trieb, est publiée en 2005 et 2006. Elle conclut à la faisabilité du projet avec les technologies existantes.

Concrètement, quelles infrastructures cela impliquerait-il ? La production d'énergie serait assurée par des centrales thermiques à concentration, dans lesquelles des miroirs font converger la lumière du soleil. La chaleur de celle-ci peut échauffer de la vapeur (employée pour faire tourner des turbines), mais elle peut aussi être stockée dans des réservoirs de sels fondus qui la restituent pendant la nuit. L'énergie résiduelle de la production d'électricité pourrait également servir, par le procédé dit de cogénération, à dessaler l'eau de mer - une préoccupation importante pour les pays du sud de la Méditerranée. Les experts estiment par ailleurs que le transport de l'électricité vers les pays du Nord, malgré d'inévitables pertes en ligne, resterait avantageux, dans la mesure où l'irradiation est deux fois supérieure dans le désert à ce que l'on observe en Europe.

Le point-clé du projet, bien évidemment, reste sa rentabilité économique. D'après ses défenseurs, celle-ci serait au rendez-vous. "Aujourd'hui, une centrale solaire thermique produit l'électricité à un coût situé entre 0,14 et 0,18 euro par kilowattheure (kWh). Si une capacité de 5 000 mégawatts (MW) était installée dans le monde, le prix pourrait se situer entre 0,08 et 0,12 euro par kWh, et pour 100 GW, entre 0,04 et 0,06 euro par kWh", précise Franz Trieb.

"L'idée de TREC tient la route, renchérit Alain Ferrière, spécialiste de l'énergie solaire au CNRS. Elle table sur le fait que l'on a besoin de développer la technologie pour en faire baisser le coût." Pour l'instant, en effet, les centrales solaires se comptent sur les doigts de la main, en Espagne, aux Etats-Unis, ou en Allemagne. De plus, elles s'installent souvent sur des zones agricoles ou végétales, ce qui, d'un point de vue environnemental, n'est guère satisfaisant. La centrale de 40 MW de Brandis, en Allemagne, couvrira ainsi de panneaux solaires 110 hectares de bonne terre. Dans le désert, ce gaspillage d'espace est moins préoccupant. D'où l'intérêt croissant porté au concept de TREC par plusieurs compagnies d'électricité en Egypte et au Maroc. Et, plus encore, en Algérie.

Détenteur d'un des potentiels solaires les plus importants de tout le bassin méditerranéen, ce pays a annoncé, en juin, un plan de développement assorti d'un calendrier, qui devrait être mis en oeuvre par la compagnie NEAL (New Energy Algeria). Le 3 novembre, l'acte fondateur du projet a été effectué par le ministre de l'énergie Chakib Khalil, qui a posé la première pierre d'une installation hybride, comprenant une centrale à gaz de 150 MW et une centrale solaire de 30 MW, dans la zone gazière de Hassi R'mel (Sahara). Son ouverture est prévue pour 2010. Une première étape vers ce qui pourrait, une fois réduits les coûts de production, devenir à terme une installation majoritairement solaire.

Le 13 novembre, une autre étape a été franchie : le PDG de NEAL, Toufik Hasni, a annoncé le lancement du projet d'une connexion électrique de 3 000 km entre Adrar, en Algérie, et Aix-la-Chapelle, en Allemagne. "C'est le début du réseau entre l'Europe et le Maghreb. Il transportera de l'électricité qui, à terme, sera solaire à 80 %", affirme M. Hasni, interrogé par Le Monde. L'Europe s'étant fixé un objectif de 20 % d'électricité d'origine renouvelable d'ici à 2020, cette perspective pourrait intervenir à point nommé. Les financements de la connexion Adrar - Aix-la-Chapelle restent cependant à boucler. Comme restent à aborder les conséquences négatives que pourrait avoir sur le paysage la création d'un réseau à haute tension entre le Maghreb et l'Europe.

Côté positif, le recours au soleil pourrait en retour contribuer à résoudre certains problèmes lancinants des pays arabes. Un volet du projet TREC envisage ainsi une centrale solaire dans le désert du Sinaï pour alimenter la bande de Gaza, qui manque cruellement d'électricité. Un autre imagine d'installer au Yémen une centrale permettant de dessaler l'eau de mer : une urgence pour la capitale, Sanaa, qui sera confrontée à l'épuisement de ses réserves d'eau souterraine d'ici quinze ans.

Plus globalement, le développement de l'énergie solaire, soulignent ses promoteurs, pourrait servir la cause de la paix en devenant un substitut crédible à l'énergie nucléaire. Celle-ci, comme le montre le cas iranien, pouvant toujours favoriser un développement militaire

Sur les choix energétiques lire aussi l'excellent livre : "Mal de terre " de Hubert Reeves


.
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Vieux 08/12/2007, 09h38   #12 (permalink)
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Par défaut Opération Reboisement

Il y a quand même parfois de bonnes nouvelles, qui réjouissent et redonnent espoir. Saluons cette belle et sage initiative du Haut Commissariant aux Eaux et Forêts et de la Lutte contre la Désertification et souhaitons qu'elle soit poursuivie.

Opération de reboisement: Le Matin ma.
http://www.lematin.ma:80/Actualite/Express/Article.asp?id=76653
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Vieux 08/12/2007, 09h45   #13 (permalink)
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Par défaut Taux de remplissage des barrages assuré

Encore une bonne nouvelle du Ministère de l'Agriculture, le taux de remplissage des barrages en eaux à usage agricole est assuré à 44 %.
Une excellente nouvelle pour le Maroc mais le spectre de la sécheresse est- il pour autant écarté?



http://www.lematin.ma:80/Actualite/Express/Article.asp?id=76577

Merci pour les amis de Alerte Nature-Maroc, pour leurs informations.

Sources: pour s'inscrire, pour s'informer:

Michel R. TARRIER
Apartado postal 15553, E-29080 Malaga (España)
34-952.960.182 / 34-629.528.333
tarrier@ctv.es

http://users.skynet.be/jdelacre/2050/unedelecologie.html
http://www.tarrier.org
http://homepage.mac.com/jmdelacre/meem
http://www.geos-nature.org
http://www.geres-asso.org
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Vieux 08/12/2007, 09h54   #14 (permalink)
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Par défaut Souss agriculture

Souss/agriculture
Initiatives:
Les cultures bio, une niche pour les PME marocaines:


http://www.leconomiste.com:80/article.html?a=82596
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Vieux 08/12/2007, 10h06   #15 (permalink)
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Par défaut Un faucon marocain égorgé en public

Un faucon marocain égorgé en public


A l’aéroport du Caire




Par Michel Amengual


Journaliste français, résidant à El Jadida


(Maroc)



Le fait divers que je vais vous rapporter vous indignera, j’en suis sûr, comme il m’a horrifié. Je l’ai puisé dans la première page du journal marocain arabophone à grand tirage Al Masseae (le Soir) dans son édition du 5 décembre 2007 (édition N°377)

Un jeune et riche Saoudien de 33 ans rentrait en Arabie Saoudite après un séjour au Maroc. Lors de son escale au Caire, les autorités douanières ont refusé de le laisser poursuivre sa route jusqu’à Djedda en compagnie du faucon qu’il avait acheté en terre marocaine. Il prétendait l’avoir acheté 250.000 Dh et ne voulait s’en séparer d’aucune façon, « en affirmant , écrit le journal, qu’il avait quitté l’aéroport Mohamed V sans problème . L’oiseau fut retenu par les autorités de l’aéroport international du Caire pendant une semaine. Avant de quitter le Caire, le Saoudien a demandé à ce qu’on l’autorise à voir son oiseau. Puis, à un moment d’inattention, il a sorti un couteau de sa poche et l’a égorgé devant l’étonnement de tout le monde. Selon la source du journal Masseae qui a assisté à la scène, le Saoudien était très calme avant de passer à l’acte. Juste après, il a demandé aux autorités de le laisser rentrer chez lui. »

. Cette fin tragique d’un faucon m’horrifie. Car ce faucon était mon oiseau. Il était notre oiseau. Il appartient à notre planète dont il est l’un des flambeaux de la plus parfaite coexistence pacifique entre l’homme et la nature. Il est le témoignage le plus ancien dans le monde, de la complicité entre un oiseau et un être humain. Mais il est menacé de disparition, et il est donc devenu une espèce protégée par convention internationale. Au Maroc, sa capture est interdite. Seuls les fauconniers reconnus comme tels ( la tribu des Kwassem notamment) sont autorisés par le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts à en capturer et encore ne peuvent-ils en capturer qu’un seul. A sa mort, si cela se produisait après sa capture, son détenteur est dans l’obligation d’en faire la déclaration. Et sa vente ou sa cession sont formellement interdites

Alors, je me pose des questions qui ont sans doute des réponses : Comment et où au Maroc ce voyageur saoudien a-t-il pu acheter le faucon ? Et pour quelle somme réelle, car la somme de 250.000 dirhams avancée par ce monsieur paraît impossible ici. Comment a-t-il pu franchir les différentes étapes de la sortie du territoire national ? Avait-il un certificat sanitaire (surtout en ces temps de grippe aviaire, et l’Egypte a déjà payé son tribut à cette épidémie) et l’autorisation de sortie des autorités compétentes ? Car on peut supposer que si l’oiseau n’a pas pu poursuivre sa route avec son propriétaire, c’est qu’il n’était pas en règle au regard de la législation internationale sur le transport des oiseaux, et notamment des rapaces. Par ailleurs, un faucon ne voyage pas sous cape ni en soute. Souvent même, lorsque certains Saoudiens viennent chasser au vol au Maroc avec leur oiseau, leur compagnon de chasse voyage en première classe, avec un siège pour lui tout seul.

Je ne peux blâmer les douaniers égyptiens d’avoir empêché le faucon et son accompagnateur de poursuivre ensemble leur route. L’acheteur regardera à deux fois avant de recommencer. Cette intransigeance égyptienne est louable. N’aurait-elle pas fait défaut à un moment ou à un autre du trajet ? Je mesure aussi l’effroi des passagers après le geste du jeune homme.

Je ne peux rester indifférent à ce meurtre. Oui, il s’agit bien d’un meurtre* quand cela se produit ainsi. Et j’espère qu’on comprendra mon horreur d’autant plus que je crois avoir participé à la promotion et à la médiatisation de la fauconnerie au Maroc ; c’est pour cela d’ailleurs que les membres de l’Association des fauconniers kwassem de Had Ouled Frej, m’avaient choisi comme leur Président d’Honneur et que l’Association des Fauconniers Marocains Al Noubala d’Oulad Si Saïd m’ont invité dernièrement à leur fastueuse démonstration de vol.

C’est pour cela aussi que je dépose plainte auprès de l’opinion publique et j’espère que toutes les associations de fauconniers, les associations d’ornithologues, les associations de défense et de protection de la nature du Maroc et d’ailleurs et toute personne éprise d’idéal, joindront leur voix à la mienne pour qu’on puisse écrire et crier: « Plus jamais ça ».

Vos réactions à cet article, qui paraît sur le site www.eljadida.ma , nous seront utiles et permettront de mieux sensibiliser l’opinion sur la nécessité de protéger des espèces animales en voie de disparition et le patrimoine national et mondial. Merci pour les commentaires que vous voudrez bien y rajouter.


*Meurtre : Action de tuer volontairement un être humain ; action de mettre à mort un animal avec violence ( Dictionnaire Le Grand Robert)
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Vieux 09/12/2007, 09h23   #16 (permalink)
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Par défaut Wa sawlat awi! skrat kra! Réagissez!






Chers amis,

Je vous fais parvenir un texte que je viens de publier dans quelques journaux marocains, et sur le site internet www.eljadida.ma, où il peut être également consulté, après l'égorgement en public d'un faucon marocain à l'aéroport du Caire.
Vous comprendrez aisément que cela ne peut pas se passer en silence. C'est pourquoi j'ai écrit mon article, que vous trouverez en PJ.
Pourriez-vous faire diffuser autour de vous cette information, et demander à vos correspondants d'écrire leur réaction sur le site internet cité ci-dessus, à la place réservée aux commentaires, à la fin de mon article, en précisant si possible vos nom et fonctions.
Je souhaiterais qu'une chaine de solidarité soit créée autour de cette innocente victime.
En vous remerciant d'avance

Michel amengual
BP 73
24005 - Sidi Bouzid
Maroc
Tél:00.212/23.34.80.45
e-mail: amengualmi@yahoo.fr
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Vieux 09/12/2007, 14h14   #17 (permalink)
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Par défaut Re : Ecologie et protection de l'Environnement

Bonjour!
Dans cette affaire le premier a blamer est l Administartion des Douanes marocaines qui ont laisse sortir un oiseau sans respecter les mesures internationales en matiere de transport des animaux ( Pets). Le transporteur est aussi a blamer,parcequ il aurait rapporte la presence d un oiseau sans les modalites necessaires prevues( certificat de propriete et certificat de vaccination ou autres documents et surtout cage de transport).
Il faut alors savoir comment l oiseau est venu a bord de l avion.Le chef d escale a Casablanca serait le premier responsable.Toujours au Maroc les services de securite verifiant les identites des voyageurs ont failli a leur mission en omettant de relever le volatile
Il se peut que le cheikh soit un VIP et dans ce cas il avait beneficie de la complicite de toutes les autorites de l aeroport.
Le second responsable sont les autorites douanieres du Caire qui selon la legislation internationales devraient mettre l oisieau en quarantaine et ne le presenter a son proprietaire qu une fois l affaire epuree.Or il semble que les douanes egyptiennes n avaient pas place l oiseau en quarantaine au point qu elles le trainaient avec elels et le mettaient a la portee de main de l assassin.
L acte assassin du Cheikh doit etre juge.Mais si le crime est passe en zone internationale ,il faut peut etre qu une ONG signale le cas au tribunal international de la Haye.Il s agit d une premiere qu UNE ONG defende le droit de vie a tous les animaux.
L administartion des douanes marocaines a failli a son devoir,la DNST( securite du territoire) a aussi failli a son devoir.L aeroport de Casablanca est devenu un aeroport saoudien.

J en epux pas m empecher de raconter une vieille blague a propos des saoudiens.
Un marocain est recu par un saoudien avec la trationalle MRH( marha).Il repetait tellement l exclamation que le marocain s avisa de demander a son hote sa signification .Le saoudien se mit a faire parler son expression MRH:
M ce st pour Mamlaka qui est commune pour l Arabie et le Maroc
R c est pour la capitale des deux pays qui commencent par R(Rabat et Riad)
Le H c est que nous saoudions nous venons au Maroc pour le H...A... des femmes et vous les marocains vous venez chez nous pour le Hajj.
Adrar-n-illouz est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 15/12/2007, 11h02   #18 (permalink)
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Par défaut Boycott et abstention!!! Ne soyez pas des moutons!!!

Surpâturage et Fête du mouton : le Maroc est une bergerie. Mais l'offre est là !


Aïd Al-Adha: L’offre est là, la qualité rare et chère
· 7,1 millions de têtes pour une demande de 4,9

· Une forte baisse des prix n’est pas écartée


7,1 millions de têtes, c’est le disponible entre ovins et caprins, selon le ministère de l’Agriculture pour une demande de 4,9 millions. Mais l’Association nationale des éleveurs d’ovins et caprins fait état d’une offre bien en deçà des estimations de la tutelle. «Tout au plus 6 millions de têtes seraient offertes à l’abattage pour le sacrifice», estime le président des éleveurs Ben M’Barek Fenniri.
Certes, l’offre reste excédentaire dans les deux cas de figure mais ce n’est pas le seul paramètre qui détermine les prix. Là-dessus tout le monde s’accorde pour avancer des critères comme la qualité, la race, l’âge de l’animal mais aussi le lieu de la vente ainsi que la durée qui nous sépare du jour de l’Aïd. Pour le moment, une chose est sûre: l’essentiel du cheptel proposé à la vente est issu de la grande période d’agnelage de 2006. Autrement dit, les plus jeunes moutons ont plus de 12 mois d’âge. Avec un profil qualitatif moyen à faible. Et pour cause! La baisse des disponibilités fourragères, la cherté des aliments de bétail et surtout le retard des pluies automnales. En effet, la sécheresse de l’année passée a fortement impacté la récolte céréalière, réduisant par la même occasion l’apport des parcours et des cultures fourragères. Du coup, le recours accru aux aliments concentrés a été la règle. Mais, faut-il encore le préciser, par les ateliers d’engraissement. Ce qui n’est pas le cas des autres systèmes de production comme le pastoral et l’agro-pastoral qui s’appuient sur les parcours et l’exploitation agricole. Or, la préparation du mouton destiné au sacrifice est devenue depuis quelques années une spécialité de ces ateliers situés dans les principales zones d’élevage et dans les environs des grandes villes. A ce niveau, le surcoût résultant de l’alimentation est évalué entre 3 et 4 DH/ le kg vif et 150 à 250 DH par agneau, en comparaison avec l’année passée. Mais on signale auprès du service de l’élevage du ministère de l’Agriculture que ces ateliers ont accusé une baisse significative de leur taux de remplissage. C’est que l’activité mobilise d’importants moyens financiers pendant une période plus ou moins longue selon l’état des animaux à engraisser. Elle est de courte durée, 2 mois environ en cas de bonne campagne agricole, mais peut atteindre 6 mois si la disette s’installe. Et c’est le cas cette année. Donc, tout porte à croire que l’essentiel de l’offre proviendrait des éleveurs naisseurs engraisseurs du plateau central, du Moyen-Atlas et de l’Oriental. Surtout que les subventions accordées à l’orge et autres aliments du bétail devraient en principe profiter à cette catégorie ainsi qu’aux éleveurs naisseurs qui cèdent leurs agneaux après sevrage. Sans oublier bien sûr l’armada des intermédiaires qui opère souvent quelques jours avant l’Aïd. Mais comment se présente l’offre ? Les disponibilités sont calculées à partir des résultats de l’enquête menée annuellement par le département de tutelle. Pour cette année, les données issues de l’enquête de mars-avril 2006 indiquent que l’effectif des femelles reproductrices s’élève à 10, 9 millions de têtes et le taux d’agnelage moyen enregistré dans les principales régions est de 95% alors que le taux de mortalité est évalué à 7%. Sur ces bases, les disponibilités en ovins mâles sont estimées à 4,6 millions de têtes. Auxquelles s’ajoutent 2,5 millions de femelles. Et ces chiffres n’englobent pas l’abattage annuel pour les besoins d’approvisionnement normal du marché qui portent sur 2,9 millions de têtes. Une autre enquête réalisée sur la période 1998-2007, révèle que les abattages de l’Aïd se sont stabilisés à hauteur de 4, 9 millions de têtes ces deux dernières années après avoir progressé de 0,6% par an entre 1998 et 2005. Autres temps, autres mœurs ! L’abstention gagne aussi le rite.
Qu’en sera-t-il des prix ? C’est la grande inconnue. Pour le moment, les prix pratiqués à la ferme se situent aux alentours de 38 à 40 DH/Kg sur pieds pour la race Timahdite et 42 à 45 pour la race Sardi. Seulement, ces prix ne reflètent pas encore l’effet attendu de la concurrence. Et certains opérateurs n’écartent pas une dégringolade avec la mise sur le marché des animaux de qualité moyenne à faible, voire des jeunes femelles. A l’appui, ils avancent la situation de trésorerie des agriculteurs qui se trouve à sec et les incertitudes qui pèsent encore sur les perspectives offertes à la nouvelle campagne agricole. La situation n’encourage pas la rétention du cheptel.
Quoi qu’il en soit, le rite de Aïd Al-Adha génère aussi une multitude d’activités économiques aussi bien dans les villes que dans les campagnes. Et les seules transactions sur les animaux dégagent un chiffre d’affaires estimé à 7 milliards de DH. Mais combien auront réellement profité à la campagne?

A. G.


Un article paru hier dans L'ÉCONOMISTE

Têtes, abattage... Quand les êtres vivants comptent pour de la marchandise et quand les humains se transforment en loups et rapaces.
Ou Massacre dans la bergerie Maroc. Les loups n'ont ni coeur ni de miséricorde et font des affaires!

Le plus grand battage de "têtes" , pour le plus grans massacre rituel, pour l'une des célébrations les plus impitoyables. Car il s'agit de l'égorgement d'êtres vivants à grande échelle.

Où est la spiritualité la- dedans? Où sont la miséricorde et au moins l'humanité ? Où sont la raison et le bon sens? Où sont la beauté, la bonté et la joie? Où est le progrès?

L'un des rites non légaux de l'Islam et qui génère une hystérie collective, qui n'a aucun rapport la symbolique de cet acte religieux sémite, hébreu, hérité de la Torah. Je vous fais grâce de l'histoire de Abraham sacrifiant l'un des ses deux fils, Isaac selon la version originelle, Ismaël selon la version coranique.

Ce n'est qu'un modèle d'obéissance à Dieu, un récit biblique qui symbolise le sacrifice de soi et une épreuve de renoncement, et non un dogme imposé pour tous les croyants. Et c'est une pratique réservée en principe aux pélerins. Or les centaines de millions de musulmans ne vont pas tous en Hajj à la Mecque.
Les raisons théologiques ne justifient donc pas l'imitation littérale de cette métaphore biblique.
Même parmi les pélerins au Hadj, seuls les imams devraient exécuter ce geste, au nom de toute la communauté musulmane. Car seul Abraham/ Ibrahim avait la fonction de " imam", de Berger dans son peuple.

En quoi cette pratique sacrificielle nous élève- t elle SPIRITUELLEMENT, nous transcende t-elle de l'esprit, nous rend- elle meilleurs? Aucune. Bien au contraire elle éveille notre animalité, voire bestialité ( voir gicler et couler du sang, voir se débattre la bête dans une mare de sang, ensuite la dépecer fumante, c'est apparemment d'une grande élévation de l'âme? ) notre goût de la viande et de la graisse, qui sont à l'opposé des besoins et des attentes de l'esprit divin qui sont le renoncement au désir charnel, la miséricorde, c'est à dire la pitié et la compassion, le détâchement par rapport aux appétits terrestres, de l'appât du gain, de la vanité sociale et de la gourmandise gloutonne, nocive pour une bonne hygiène alimentaire et bonne santé corporelle.

C'est une aliénation mentale à grande échelle contraire aux principes de la sagesse et de la raison la plus élémentaire, une tradition machinale génératrice de stress et source de tracas financiers et de contraintes familiales et domestiques qui s'empare de tout un pays, comme une épidémie de délire consumérite, comme un gigantesque jeu à la dînette...
Et l'homme doit montrer ses capacités financières, et la femme étaler ses raffinements culinaires, pour prouver je ne sais quoi à tout le monde.

Les retombées sur l'environnement et sur l'économie à long terme sont également négatifs, voire désastreux en raison de surpâturage, déforestations, surtout en cette période critique de désertification et de réchauffement climatique qui menacent durablement notre pays, la bédouinisation généralisée de nos populations rurales, les trafics en tous genres et escroqueries, tracasseries domestiques, délires publicitaires du plus mauvais goût mercantile...

Je ne vois pas du tout l'intérêt de cette pratique ni en quoi on devrait perpétuer cette tradition anachronique, cruelle et insensée, toujours traumatisante pour nos enfants.
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