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Vieux 13/08/2006, 23h45   #1 (permalink)
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Par défaut Parti Démocratique Fédéraliste: quel projet pour quelle avenir ?

Depuis l’annonce de la création du Comité préparatoire pour la création du Parti Démocratique Fédéraliste, la relation entre le culturel et le politique est récurrente dans tout les débats autour de la question amazighe.

Mais une simple analyse de l'évolution du Mouvement amazigh au Maroc révèle que le discours de ce mouvement cache une dimension politique non déclarée. Selon un des fondateurs du Mouvement amazigh, une culture marginalisée par une décision politique ne peut être reconnue que par une décision politique.

Depuis la promulgation de la Charte d'Agadir en 1991, les revendications du mouvement amazigh s’affichent comme des revendications culturelles. Cependant la reconnaissance constitutionnelle de l'amazighité, le droits aux médias, l'enseignement de l'amazighe, le droits aux prénoms amazighs etc... ne sont en réalité que des revendications politiques.

En revanche, toutes les initiatives du Mouvement amazigh pour s'organiser politiquement se termine par l'échec. L'interdiction de la deuxième session de l'Université d'Eté d'Agadir en 1982 s'explique par la volonté du pouvoir marocain d'éviter toute évolution de la question amazighe vers le scénario Kabyle notamment après les événements du Printemps berbère de 1980. La répression farouche des militants amazighs de l’Association Tilelli participants aux marches du premier Mai en 1994 ne peut être justifiée que par la crainte des autorités marocaines que le Mouvement amazigh ait pignon sur rue.

En 1996, après l'expérience du Conseil national de coordination entre les associations amazighes, le Mouvement amazigh a décidé d'organiser une conférence nationale sur une stratégie pour ses actions à venir. La proposition de Hassan Id Belkassm au nom de Tamaynut a provoqué un débat houleux. Dans sa plate-forme, Id Belkassm a proposé aux congressistes la nécessité de mener une action fondée sur deux axes :l'axe culturel et l'axe politique. Le contexte de l'époque n'était pas favorable pour faire accepter cette proposition et par conséquent la conférence nationale sur la stratégie n'a pas eu lieu pour des raisons non connues jusqu'à nos jours. Malgré l’échec de la conférence nationale, le débat s'est perpétué autour de la relation entre le culturel et le politique.

ce n'est qu'après l'apparition du Manifeste amazigh rédigé par Mohammed Chafik en mars 2000 que le passage à l'action politique va revenir au centre des débats. Le pouvoir marocain intervient pour interdire la deuxième rencontre de Bouznika, cette rencontre qui aurait du être une assemblée constitutive d'une structure politique amazighe. De même la création de l'Ircam est venue empêcher les Amazighs de s'organiser politiquement.

Après quatre ans de l'existence de l'Ircam, Ahmed Adghirni a crée le PDAM, Parti démocratique amazigh marocain. Quelques temps après, Hassan Id Belkassem a repris l'initiative pour relancer son idée des deux axes tout en adjoignant à son projet politique l’idée d’un Maroc fédéral. Cette initiative a suscité l’intérêt particulier d’une large catégorie du Mouvement amazigh.

Des questions légitimes se posent :

1 : Est-il nécessaire que le Mouvement amazigh donne naissance à des partis politiques ?

2 : Est-ce que les conditions actuelles au Maroc permettent de créer un parti politique à vocation fédéraliste ?

3 : Quelle est la valeur ajoutée par ce parti à l'échiquier politique marocain ?

4 : Quelle model de fédéralisme propose ce parti pour le Maroc (à l'espagnole, à l'allemande, à la belge ... ) ?

5 : Ce parti va-t-il défendre un fédéralisme à référence linguistique, ce qui nécessite le développement des variantes de la l’amazighe au lieu de sa normalisation ?

6 : Quelles sont les régions proposées par le PDF pour un Maroc fédéral ?

7 : Quelle sont les alliance possibles avec d’autres parti politique (Panarabistes, Islamistes, Amazighs.) ?

8 : Quel sera la relation de ce parti avec le Mouvement associatif amazigh et notamment l’organisation Tamaynut ?
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Vieux 13/08/2006, 23h55   #2 (permalink)
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Faire un parti politique basé sur le tamazight, c'est faire une idéologie d'une culture, c'est une sorte de prise d'otage, tout comme les islamistes le font pour la religion.

Amazigh, c'est une identité, elle ne peut pas se résumer à un courant d'idée, chacun s'y reconnaissant peut se l'approprier, qu'il ait des tendances islamistes, communistes, écologistes, socialistes, libérales, etc.

Au vu de cela, un parti basé sur une identité culturelle, c'est une gageure.

Il faut plutôt infiltrer et influencer les grands partis existants, surtout que certains ont un électorat principalement amazighe.
__________________


Ur illa kra bla kra !



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Vieux 14/08/2006, 01h08   #3 (permalink)
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Citation:
Envoyé par agerzam
Faire un parti politique basé sur le tamazight, c'est faire une idéologie d'une culture, c'est une sorte de prise d'otage, tout comme les islamistes le font pour la religion.

Amazigh, c'est une identité, elle ne peut pas se résumer à un courant d'idée, chacun s'y reconnaissant peut se l'approprier, qu'il ait des tendances islamistes, communistes, écologistes, socialistes, libérales, etc.

Au vu de cela, un parti basé sur une identité culturelle, c'est une gageure.

Il faut plutôt infiltrer et influencer les grands partis existants, surtout que certains ont un électorat principalement amazighe.

D'après ce que je appris de ce nouveau parti, je ne pense pas qu'il fasse de tamazight une idéologie, contrairement au PDAM de Adgherni.

les fondements idéologiques de ce parti sont plutôt le fédéralisme ainsi que les valeurs de tolérence, d'égalité, de démocratie, de liberté de conscience ...
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Vieux 14/08/2006, 09h55   #4 (permalink)
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ainsi que les valeurs de tolérence, d'égalité, de démocratie, de liberté de conscience ...


Ca ce sont les prérequis, les fondements de ce qui devrait être exigé d'un parti pour présenter un vrai programme, mais e n'est pas un programme en soi je trouve :rolleyes:
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Vieux 14/08/2006, 12h04   #5 (permalink)
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Mais on parlait pas de programme, agerzam, on parlait de l'idéologie du parti et de ses fondements.

Quant au programme, je suppose que ce parti prendra en charge, entre autres, la défense de l'identité et de la langue amazighes, vu que ses fondateurs sont issus du mouvement associatif amazigh.
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Vieux 14/08/2006, 12h13   #6 (permalink)
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Par défaut Qu'est ce que le fédéralisme ?

Qu'est ce que le fédéralisme ?

John Kincaid, professeur au Collège Lafayette, en Pennsylvanie, et directeur du centre Meyner qui se consacre à l'étude des gouvernements des États et des administrations locales, propose une définition pertinente du fédéralisme :

« Le fédéralisme est essentiellement un régime de gouvernement autonome partagé et volontairement choisi.

L'origine du terme "fédéral" vient du latin fœdus, qui signifie "pacte".
Un pacte est une association d'égaux assortie d'obligations. Au sein de l'association, les partenaires conservent leur identité et leur intégrité, tout en créant une nouvelle entité (comme une famille ou un corps politique), dotée, elle aussi, d'une identité et d'une intégrité propres.
Un pacte est aussi un engagement moral assorti d'obligations où les partenaires se conduisent les uns envers les autres conformément à l'esprit, et non seulement à la lettre, de la loi. »
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Vieux 14/08/2006, 12h17   #7 (permalink)
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Par défaut Qu'est ce que le fédéralisme ?

Ron Watts, ancien doyen de l'Université Queen's, à Kingston, en Ontario, et professeur à l'Institut des relations intergouvernementales, propose une définition fonctionnelle du fédéralisme dans un article de référence, « Le fédéralisme aujourd'hui », qu'il a rédigé dans le cadre de la Conférence internationale sur le fédéralisme 2002, qui a eu lieu à Saint-Gall, en Suisse, en août 2002 :

« Le fédéralisme offre un moyen d'organisation constitutionnelle par lequel une gouvernance partagée peut agir dans le cadre de certains buts communs, tout en autorisant les unités constituantes à prendre des initiatives autonomes qui leur permettent de préserver leur caractère unique, chaque palier étant directement responsable devant ses électeurs.

En fait, si l'on prend comme exemples le Canada, les États-Unis et le Mexique, en Amérique du Nord, le Brésil, le Venezuela et l'Argentine, en Amérique du Sud, la Suisse, l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique et l'Espagne, en Europe, la Russie, en Europe et en Asie, l'Australie, l'Inde, le Pakistan et la Malaisie, en Asie, le Nigeria, l'Éthiopie et l'Afrique du Sud, en Afrique, quelque 40 pour cent de la population mondiale actuelle vit dans un pays qui se déclare fédéral ou que l'on peut considérer comme tel, et, de toute évidence, la composition de ces fédérations est très souvent multiculturelle, voire multinationale. »
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Vieux 14/08/2006, 12h53   #8 (permalink)
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Par défaut La moitié presque de la population mondiale vit sous un régime fédéral !

Liste des pays fédéraux.

Les chiffres sont trompeurs :

car même si seulement 25 des 193 pays du monde ont adopté un régime politique fédéral, leurs habitants représentent 40 pour cent de la population mondiale.



Ces pays sont :

1. Afrique du Sud
2. Allemagne
3. Argentine
4. Australie
5. Autriche
6. Belgique
7. Bosnie-Herzégovine
8. Brésil
9. Canada
10. Comores
11. Émirats arabes unis
12. Espagne
13. États-Unis d’Amérique
14. Éthiopie
15. Inde
16. Malaisie
17. Mexique
18. Micronésie
19. Nigeria
20. Pakistan
21. Russie
22. Saint-Kitts-et-Nevis
23. Serbie et Monténégro
24. Suisse
25. Venezuela

Source : Guide des pays fédérés, 2002, Montréal et Kingston : McGill-Queen’s University Press, 2002.
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Vieux 14/08/2006, 12h59   #9 (permalink)
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Par défaut La pertinence de l’idée fédérale dans le monde contemporain

La pertinence de l’idée fédérale dans le monde contemporain.

Internationale Föderalismuskonferenz 2002
Conférence Internationale sur le Fédéralisme 2002
International Conference on Federalism 2002
Conferencia Internacional sobre el Federalismo 2002
www.federalism2002.ch
par Ronald L. Watts, prof.

Professeur émérite, Université Queen’s, Canada, conseiller scientifique international du comité directeur de la Conférence internationale sur le fédéralisme 2002, en Suisse .

________________________________________


Dans le monde d’aujourd’hui, le fédéralisme en tant qu’idée politique revêt de plus en plus d’importance, parce qu'il est perçu comme un moyen de réconcilier pacifiquement l’unité et la diversité à l’intérieur d’un système politique.

Les développements intervenus dans les transports, les communications sociales, la technologie et l’organisation industrielle ont engendré des pressions, dans les grands Etats comme dans les plus petits. Il en est résulté deux puissantes tendances, profondément interdépendantes tout en restant différentes, voire antagonistes: le désir de construire un Etat moderne, efficace et dynamique, et la recherche d’une identité distincte.

Le premier est généré par les objectifs et les valeurs que partagent la majorité des sociétés d’aujourd’hui, qu’elles soient occidentales ou non: un désir de progrès, d'élévation du niveau de vie, de justice sociale et d’influence dans l’arène mondiale, joints à une conscience croissante des interdépendances existant à l’échelle du globe, à une époque où les avancées de la technologie rendent possible à la fois la construction de masse et la destruction de masse. La seconde découle de l’aspiration à des unités politiques plus petites, auto-gouvernées, plus proches du citoyen, et à l'expression des rattachements primaires du groupe - liens linguistiques et culturels, connections religieuses, traditions historiques et usages sociaux - des rattachements qui donnent son fondement propre au sentiment commun d’identité et au désir d’autodétermination.

Vu la dualité de ces pressions dans le monde – en faveur d’unités politiques plus grandes d'un côté, capables de favoriser le développement économique et d’augmenter la sécurité, et plus petites de l'autre, réagissant avec plus de sensibilité à leur électorat et capables d’exprimer la spécificité locale –, il n’est guère sur prenant que la solution fédérale exerce autant d’attrait. Le fédéralisme offre une technique d’organisation constitutionnelle qui permet à un gouvernement bicéphale d’agir parallèlement à l’action autonome des unités constituantes, dans des buts communs relatifs au maintien de leurs spécificités, chaque niveau étant directement responsable envers son propre électorat.

De fait, quand on songe au Canada, aux Etats-Unis et au Mexique en Amérique du nord; au Brésil, au Venezuela et à l’Argentine en Amérique du sud; à la Suisse, à l’Allemagne, à l’Autriche, à la Belgique et à l’Espagne en Europe; à la Russie qui s'étend de l'Europe à l'Asie; à l’Inde, au Pakistan et à la Malaisie en Asie; au Nigeria, à l’Ethiopie et à l’Afrique du Sud en Afrique - sans oublier l’Australie - on s'aperçoit qu'environ 40 pour cent de la population mondiale vit aujourd’hui dans un pays qui peut être considéré comme fédéraliste ou se réclame du fédéralisme. En outre, nombre de ces fédérations sont clairement multiculturelles, voire multinationales dans leur composition.

Il semble en effet qu’il se soit produit, au cours des dix dernières années, un véritable bourgeonnement international de l’intérêt pour le fédéralisme. Les leaders politiques, les intellectuels et même quelques journalistes en parlent de plus en plus comme d'une forme d’organisation saine, libératrice et positive. Des pays comme la Belgique, l’Espagne, l’Afrique du Sud, l’Italie et le Royaume-Uni paraissent ainsi se diriger vers des formes fédérales que l'on peut qualifier de novatrices. Dans de nombreux autres pays, le regain d’efficacité qu'on est en droit d'attendre de l'incorporation de certains éléments fédéraux, sans forcément adopter toutes les caractéristiques d’une fédération à part entière, suscite une certaine attention. De plus, l’Union européenne, avec l’arrivée de nouveaux Etats membres, semble avoir regagné un peu de l’élan perdu dans l’évolution de ses institutions hybrides, uniques dans la mesure où elles sont à la fois confédérales et fédérales.

À quoi peut-on attribuer ce regain d’intérêt pour le fédéralisme ? Un facteur essentiel a été la reconnaissance du fait que la globalisation de l’économie a déclenché des forces politiques et économiques centrifuges affaiblissant l’Etat-nation traditionnel et renforçant les pressions à la fois internationales et locales. Il en est résulté que les gouvernements nationaux sont de plus en plus souvent confrontés au désir de la population d’être considérée simultanément comme des consommateurs globaux et des citoyens auto-gouvernés locaux. Mais l’Etat-nation devient à la fois trop petit et trop grand pour répondre à ce besoin.

Cette évolution a nourri l’intérêt actuel pour le fédéralisme, non pas en tant qu’idéologie, mais en termes de questionnement pratique sur la façon d’organiser le partage et la distribution des forces politiques, d'une façon qui permette de répondre aux aspirations collectives des gens, tout en respectant la diversité de leurs situations et de leurs préférences.

Cet intérêt pour les systèmes politiques fédéraux diffère toutefois de la prolifération enthousiaste des fédérations dans les anciennes régions coloniales, durant la première décennie qui a suivi la Seconde guerre mondiale. L’expérience accumulée depuis lors a engendré une approche plus prudente et plus réaliste.

On peut en retirer trois importantes leçons. Premièrement, si les systèmes politiques fédéraux fournissent bel et bien un moyen pratique de combiner, par le biais d’institutions représentatives, les avantages de l’unité et de la diversité, quand on considère tous les maux politiques de l’humanité, ils ne sont pas la panacée. Deuxièmement, le degré auquel un système politique fédéral peut être efficace dépend de l’étendue avec laquelle la nécessité de respecter des normes et des structures constitutionnelles est accepté, mais aussi de l’accent mis sur l’esprit de tolérance et de compromis. Troisièmement, son efficacité dépend également de la plus ou moins bonne adéquation avec laquelle les demandes et desiderata de la société concernée sont exprimés, en fonction de la forme ou de la variante particulière de système fédéral adopté ou élaboré.

Il n’y a pas une forme idéale de fédéralisme. La concrétisation de l’idée fédérale peut donner lieu a plusieurs variantes. Preuve en sont les différences existant, à l’intérieur des fédérations, dans les degrés de diversité culturelle ou nationale qu’elles tentent de concilier, le nombre et la taille des unités constituantes, la répartition des responsabilités législatives et administratives et des ressources financières entre les niveaux de gouvernement, le degré de centralisation ou de décentralisation et leur degré d’intégration économique, le caractère et la composition des institutions centrales, les processus des relations intergouvernementales, et dans les rôles réciproques des gouvernements fédéraux et constituants dans la conduite des relations internationales.

Le fédéralisme ultime est une technique sage et pragmatique dont l’applicabilité, dans une situation donnée, peut dépendre de la forme spécifique dans laquelle elle est adoptée ou adaptée, voire du développement d'innovations dans son application.

Trois innovations récentes méritent d'ailleurs d’être évoquées ici. La première réside dans le caractère hybride de la structure institutionnelle de l’Union européenne résultant du Traité de Maastricht, qui combine de manière intéressante des caractéristiques confédérales et fédérales.

La deuxième est la tendance croissante des fédérations elles-mêmes à devenir des membres constituants de fédérations plus larges ou d’organisations supranationales. L’Allemagne a été un pionnier en la matière, ajustant ses relations fédérales internes à sa qualité de membre de l’Union européenne, mais il en a été de même en Belgique, en Espagne et en Autriche. Les trois pays membres de l’ALENA – le Canada, les Etats-Unis et le Mexique – sont tous des fédérations, une réalité qui a joué dans les relations intergouvernementales qu’ils entretiennent à l’intérieur de leurs frontières.

La troisième tendance novatrice contemporaine est l’acceptation de l’asymétrie, c'est-à-dire de différences dans la relation entre les unités membres particulières existant à l’intérieur d’une fédération ou d’une organisation supranationale, dans le but de faciliter l’intégration politique. On en trouve des exemples en Espagne, en Belgique, au Canada, en Malaisie et dans l’Union européenne.

À la lumière de ces exemples, l’analyse comparative des variations, des solutions et des innovations possibles à l’intérieur des fédérations, de même que l’échange d’expériences entre les praticiens des différentes fédérations, apparaissent particulièrement intéressants aujourd’hui. L’étude de la pathologie des fédérations, confédérations et autres formes fédérales, afin d’identifier les circonstances susceptibles d’engendrer des difficultés, est tout aussi importante.

L’examen de ces exemples, positifs aussi bien que négatifs, devrait contribuer à une compréhension plus réaliste de l’efficacité ou de l’inefficacité, réelle ou potentielle, des différentes sortes d’arrangements et de processus fédéraux.
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Vieux 14/08/2006, 14h24   #10 (permalink)
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Par défaut Programme du PDF.

Les objectifs du PDF :

1: La réalisation d’une entière participation des citoyens marocains à la vie culturelle de notre pays, sans aucune distinction basée sur la langue, le sexe, l'origine ethnique, l’appartenance religieuse ou autre.

2/La réalisation d’une entière participation des citoyens marocains à la vie politique et travailler pour garantir la pratique de ce droit à tous les individus et groupes, sans aucune distinction.

3/L’acceptation du caractère pluriel de l’identité marocaine et de la diversité linguistique et culturelle de notre pays, ainsi que la reconnaissance constitutionnelle de Tamazight comme langue officielle à côté de la langue arabe.

4/ Garantir les libertés démocratiques dans les domaines culturel, politique et syndical, tout comme la liberté d'association et la liberté de conscience.

5/ La réalisation de l'égalité entière entre les sexes, concernant les droits civiques et politiques, et en conformité avec les accords internationaux relatifs aux Droits de l'Homme.

6/ Oeuvrer pour asseoir les bases d'une société démocratique dans le cadre d’un Etat de droit, selon le respect de la séparation des pouvoirs.

7/ La réalisation de l’entière participation des citoyens et citoyennes à la vie économique du pays.

8/ La défense et la protection de l'environnement et de son équilibre, selon le respect total de l'article 8 des conventions de l'ONU relatives à l'environnement.

9/ Oeuvrer à la propagation des valeurs de tolérance et d'égalité des droits entre hommes et femmes et bannir toute forme d’ethnicisme et de ségrégation raciale.

10/ Oeuvrer à la mise en pratique de toutes les déclarations et accords internationaux relatifs aux droits de l'homme et des peuples, notamment la convention 169 de l’ONU et sa déclaration relative aux droits des peuples autochtones.
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