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Vieux 11/10/2005, 01h52   #51 (permalink)
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By SCHEHEREZADE FARAMARZI, Associated Press Writer
48 minutes ago

http://news.yahoo.com/s/ap/20051010/ap_on_re_af/morocco_immigrants


RABAT, Morocco - Morocco on Monday defended its use of force in preventing Africans from crossing into two Spanish enclaves on its northern coast as it started deporting some of those caught storming border fences in recent weeks.

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In an interview with The Associated Press, Communications Minister Nabil Benabdallah also accused neighboring Algeria, with which Morocco has tense relations, of leaving its borders "completely open" and allowing immigrants through "without any surveillance."

Morocco has been criticized for its handling of attempts by thousands of Africans to rush razor-wire fences protecting the enclaves of Ceuta and Melilla. At least a dozen migrants have been killed.

Benabdallah said Morocco is in a no-win situation. Previously it was criticized for not doing enough to stem African immigration. "Then, when we used other means, including force, we created some humanitarian problems. It is not possible to fight this problem without causing humanitarian problems," he said.

His comments came as Morocco began deporting migrants, starting with a flight carrying 140 Senegalese back to Dakar. More than 900 Senegalese and Malians were to be sent home Monday and Tuesday.

"We are happy to be going home, because here there are many problems," a 26-year-old Senegalese who gave his name as Abdoulaye said before he boarded the first flight from Oujda, in northeast Morocco. Moroccan police also were aboard, although the passengers were not handcuffed. Some had slight injuries, such as cuts on their arms.

Those being deported left willingly, Benabdallah said. He said the fate of others refusing to return will have to be determined after a plan is worked out by the countries involved.

"We need maybe a global discussion," he said. "We cannot find a solution on our own."

He said Morocco does not want another diplomatic crisis with Algeria but added: "I think Algeria doesn't want to take responsibility."

Algeria's Foreign Ministry said in a statement Sunday that nearly 6,000 illegal immigrants were caught on Algerian territory in 2004. It said police action is "insufficient in such a sensitive and complex situation" and that all nations affected must cooperate.

U.N. Secretary-General Kofi Annan also urged the international community Monday to do more to resolve problems driving migration.

"What is important is that we don't make a futile attempt to prevent people from crossing borders," Annan said in Geneva in response to questions about the crisis along the Spanish-Moroccan border. "The moving of people will continue."

Meanwhile, Benabdallah denied allegations by the aid group Medecins Sans Frontieres that Morocco abandoned some immigrants in the desert, although he said the migrants' numbers are so large he could not say for certain if all have received water and food.

Medecins Sans Frontieres, also known as Doctors Without Borders, reported last week that Moroccan authorities left between 600 and 700 Africans in the desert near the Algerian border after Spain expelled them from Melilla and Ceuta.

The Paris-based group said it treated at least 50 migrants for injuries, including some apparently caused by rubber bullets and beatings.

Following an outcry in Spain, Moroccan authorities rounded up about 1,500 migrants and put them on buses over the weekend, said Medecins Sans Frontieres spokesman Carlos Ugarte. He said he did not know where they were being taken. Spanish TV showed that many of the Africans were handcuffed to each other.

Even as some Africans are sent back, others are still trying to get to Europe.

About 1,500 to 2,000 Africans have set up camp on the Algerian side of the border with Morocco, waiting to cross the frontier and make their way to Melilla, said Algerian reporters who have visited the camp and a camp resident. The Spanish newspaper El Pais, citing Spanish police reports, put the camp's population at around 3,000.

A 29-year-old Malian who gave his name as Bernard, reached by telephone at the camp, said the migrants live in makeshift shelters, and get food, blankets and clothes from local residents. Most are men, but some are women, he said.

Ousmane Diamanke, a 30-year-old farmer from the northern Senegalese region of Kolda, was among those who returned to Senegal on the Moroccan plane. He said he also had hoped to reach Europe: "It's really painful to be so close and fail."

___

Associated Press writers Michel Zerr in Oujda, Morocco, and Nafi Diouf in Dakar, Senegal, contributed to this report.

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Vieux 11/10/2005, 10h40   #52 (permalink)
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Salamou Halaïkoum

C’était un système de barbelés électrifiés, de mines, de mitrailleuses automatiques, de patrouilles et de chiens féroces. C’était le fameux rideau de fer qui coupait les habitants du camp soi-disant « socialiste » des pays de l’Est du reste de l’Europe. Ce rideau de fer fut démantelé par les peuples en lutte. Mais l’Europe capitaliste qui leur promettait la liberté n’a pas changé sa nature. La nouvelle Europe élargie prend, peu à peu, les habits des dictatures policières. ...

suit-->Le nouveau rideau de fer

[ Edité par wakrim le 11/10/2005 11:42 ]
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Vieux 12/10/2005, 14h35   #53 (permalink)
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Refoulés de Melillia ou arrêtés près de Nador : 560 Sénégalais rapatriés, les Maliens suivront.


Un pont aérien a commencé à rapatrier, lundi, les clandestins sénégalais et maliens à partir d¹Oujda, pendant que des centaines d¹autres étaient convoyés à travers le désert, dans le sud du pays, vers les frontières avec l¹Algérie et la Mauritanie.`
En pleine crise de l¹immigration, le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, est arrivé dans la soirée à Rabat pour rencontrer son homologue marocain Mohamed Benaïssa.
Les deux ministres ont convenu lundi soir de créer un mécanisme destiné à étudier le problème des émigrants clandestins africains dans «tous ses aspects», a déclaré un responsable marocain. Selon la même source, Moratinos, Benaïssa et le ministre délégué marocain aux Affaires étrangères Taeib Fassi Fihri ont estimé que la question de l¹immigration illégale «n¹est pas une affaire maroco-espagnole mais «afro-européenne» qui concerne toute l¹Afrique et l¹Europe».
Un second avion marocain rapatriant 140 émigrants sénégalais, qui avaient tenté sans succès de gagner l¹Europe, a quitté lundi soir Oujda à destination de Dakar. Un premier avion de la compagnie Royal Air Maroc (RAM) avait rapatrié dès lundi matin un premier groupe de 140 émigrants sénégalais à partir d¹Oujda où les autorités marocaines organisent un pont aérien vers le Sénégal et le Mali. La wilaya d¹Oujda a indiqué lundi soir qu¹un total d¹environ 280 autres Sénégalais devraient être également rapatriés mardi à Dakar, via deux rotations de la compagnie nationale marocaine. «Nous espérons terminer le retour des Sénégalais à Dakar mardi afin de pouvoir nous attaquer au rapatriement des Maliens et des Gambiens à partir de mercredi», a déclaré un responsable de la ville.
Ayant quitté leurs pays respectifs il y a plusieurs mois, parfois plusieurs années, pour fuir la misère, les quelque 1.200 émigrants sénégalais et maliens avaient été transférés dimanche et lundi en bus vers cette ville proche de la frontière algérienne. Beaucoup d¹entre eux avaient été récupérés samedi dans le désert vers lequel, selon eux, les autorités marocaines les avaient chassés, sans eau ni nourriture.
Ils ont été installés dans deux centres situés dans le sud-ouest de la ville, l¹un dépendant du secrétariat d¹Etat à la Jeunesse et l¹autre du ministère de la Culture. Un journaliste de l¹AFP a constaté lundi qu¹ils avaient reçu un matelas, de la nourriture, de l¹eau et avaient pu prendre des douches. Plus malchanceux, des centaines d¹autres émigrants africains ont été conduits vers des zones désertiques aux confins de l¹Algérie et de la Mauritanie.
Les autorités ont indiqué que ces migrants «sont reconduits vers les points de passage à travers lesquels ils se sont infiltrés au Maroc, selon leurs propres déclarations». Des ONG avaient affirmé auparavant que plusieurs centaines d¹émigrants africains, installés dans vingt-huit autobus, faisaient route vers la frontière mauritanienne et se trouveraient à Guelmim.


Source : albayane.ma
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Vieux 12/10/2005, 14h39   #54 (permalink)
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" Les Marocains nous ont bastonnés comme des ânes " :

Témoignages d'immigrés sénégalais rapatriés à Dakar par le Maroc.

Par Marie-Laure JOSSELIN ( libération. France )

mercredi 12 octobre 2005 (Liberation - 06:00)

Dakar de notre correspondante.




«Je veux parler, on sort les bâtons. Je veux boire, les bâtons. Je veux manger, les bâtons. Je veux pisser, encore les bâtons», Kokoubo Dramé, 29 ans, ancien boulanger à Dakar et candidat à l'immigration vers l'Europe, se remémore tristement et haineusement les six jours passés dans les prisons marocaines. Il a été rapatrié de force, hier au Sénégal, dans le troisième vol depuis lundi.

A peine descendus du bus qui les attendait à la sortie de leur avion provenant du Maroc, Kokoubo et plus de 140 Sénégalais rapatriés s'assoient sagement sur des bancs. Calmes, les hommes portent pratiquement tous les mêmes joggings, gracieusement offerts par les Marocains.

Quelques-uns ont les mains ou les pieds bandés, d'autres se déplacent avec des béquilles mais tous restent silencieux dans ce hangar près de l'aéroport de Dakar, passage obligé pour les quelque 430 Sénégalais qui n'ont pas eu la chance de franchir les grillages des enclaves espagnoles.

Identification. Kokoubo attend son tour comme les autres pour se faire vacciner contre la fièvre jaune avant de se présenter devant les policiers pour la prise d'empreintes et l'identification. Jamais il n'a pensé qu'entrer en Europe, c'était recevoir des coups, lui qui a perdu plus d'1 million de francs cfa (1 500 euros) dans ce voyage. «On pense qu'entrer en Europe, c'est gagner quelque chose, c'est ça qu'on cherche, une Europe pour aider la famille et ne pas être un voleur ou un clochard.»

Alors il a pris la route, il y a un an. «Je suis parti d'abord en Afrique centrale, puis en Algérie pour rentrer au Maroc où je faisais le business avec les Marocains mais toujours ça tournait mal, ils mangeaient mon argent alors comme j'ai vu des gens passer au grillage, je suis parti pour tenter ma chance. J'ai tenté, je suis rentré à Melilla, les Espagnols m'ont pris et donné aux Marocains qui ont commencé à taper, à fouiller. Ils ont pris mon téléphone, tout l'argent que j'avais, même mes chaînes plaquées et mes papiers, ils ont tout pris et après, lance Kokoubo, tapé, attaché les mains dans le dos, par deux, et amené en prison pour nous maltraiter. Et mes blessures, poursuit-il de plus en plus énervé, c'est pas au grillage car le grillage il nous blesse pas, j'avais fait une échelle sans problème, non les blessures, c'est à cause du tabassage des Marocains.»

Arona Cissoko approuve. Assis à côté de lui, il a presque le même parcours, la même histoire, exception faite qu'il a 15 ans et qu'il est parti depuis six mois. Sur son trajet, il reste flou, mais il montre ses baskets ouvertes sur le devant et complètement élimées. Il a marché et marché pour arriver à Nador où «il a fait l'assaut» avec 400 clandestins dans la nuit de mercredi à jeudi dernier. Bilan : 6 morts. «Mais nous, Dieu nous a sauvés, les balles ne sont pas tombées sur nous.

Par contre, lorsque les Marocains nous ont emmenés en prison», et là il jure en arabe devant Dieu, «ils nous ont bastonnés comme des ânes et c'est du pain sec seulement qu'on mangeait, une journée, un pain. Pendant six jours, on nous a maltraités. Quand les Marocains disent que le Sénégal et le Maroc, c'est deux pays comme ça», montre-t-il en collant ces deux mains pour les relier, «eh bien non ! C'est pas un pays frère, sinon ils nous auraient pas traités ainsi. Lors de l'attaque, il y en a qui n'ont même pas réussi à atteindre le grillage, ils ont tiré comme ça, à balles réelles. Il y en a qui sont morts».

Trop de morts. Hors du hangar, Babacar, 25 ans, mange du pain près de sa soeur. Arrivé hier, il va «retourner au Maroc, inch Allah, car (il) travaille là-bas. Ce sont les clandestins qui ont amené les problèmes». Pris dans une rafle, ce Sénégalais était guide au Maroc depuis trois ans et n'avait pas renouvelé sa carte de séjour. Enchaîné dans le désert sans eau ni nourriture avant de retourner à Oujda pour prendre l'avion pour Dakar, Babacar ne comprend pas car lui «n'est pas clandestin». Si certains, comme Amadou Diallo, blessé à la tête lors d'un assaut, ne retenteront pas le périple car ils ont vu trop de morts, d'autres comme Kokoudou réessaieront car «il n'y a pas de futur, c'est la malchance maintenant. On n'a rien. Le futur, c'est recommencer à zéro».



source : liberation.fr
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Vieux 12/10/2005, 17h51   #55 (permalink)
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http://www.afrik.com/article8876.html
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Vieux 12/10/2005, 21h14   #56 (permalink)
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en tant que marocaine walah je me sens honteuse!
j'ai honte ! pourquoi ils on fait sa!
a mon avis le maroc a du signer un accord avec l'espagne et l'europe en échange d'argent comme quoi qu'ils faut plus laisser des clandestins passer la frontière :-?
tiya est déconnecté   Réponse avec citation
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