De la route entravée
Nous briserons la chape de neige
A celui qui malgré soi s'est fourvoyé
Nous montrerons la voie droite
De cette terre extenuée
Nous romprons le fer qui l'afflige
Quant au scélérat qui entrave notre liberté
Ce jour- là il se lamentera.
Si seulement je pouvais distinguer
Le retour du printemps
Et si, même de loin, je pouvais humer
Le parfum de l'ère nouvelle,
Je consentirais au bannissement
A m'exiler de ma patrie,
Je consentrais à succomber
Dans le giron de la mort.
Ils sont à leur aise
Ceux-la qui nous oppriment
C'est nous qui apprêterons nos jougs
Au temps de notre misère
Ô temps nouveaux!
Venez et visitez-nous,
Que nous fassions à la fraternité
Droit de cité parmi nous.
Prenez garde de desespérer
Et de croire consumé
Ce feu qui en nous flambe comme jamais
Et alimente l'ardeur de nos coeurs!
Ceux qui prétendent l'amazighité étiolée
Se feront les héritiers
De ce qu'ils n'ont pas conquis.
Maatub Lunes.
Source:
www.amazighworld.org