Culture
Troisième édition du festival de la culture amazighe de Tanger
Les initiateurs du Festival méditerranéen de la culture amazighe de Tanger ont choisi de placer la troisième édition de cette manifestation sous le signe de l’ouverture et du dialogue entre les cultures. Les intervenants, jeudi soir, à l’ouverture de cette édition, qui se poursuit jusqu’au 22 juillet, ont mis en relief l’esprit d’ouverture qu’incarne parfaitement la ville cosmopolite du Détroit, dont l’identité s’est forgée, le long de son histoire, dans la rencontre des civilisations et le brassage culturel. ’’A l’instar des cultures et des civilisations ancestrales, l’amazighité, de par son ouverture franche et décomplexée sur les autres cultures, a su éviter le repli sur soi et l’isolement, deux dangereux écueils auxquels d’autres civilisations ont succombé’’, ont affirmé les responsables de l’association Touiza, organisatrice de cette manifestation.
’’L’ouverture est garante d’une culture revivifiée qui oriente vers la communication et évite toute sclérose et uniformité, alors que le repli est générateur de décadence, voire de disparition’’, ont-ils souligné. Dans un monde marqué par la résurgence des dérives identitaires et les clivages culturels, le festival de Tanger est un événement dédié à l’apologie de la tolérance, de l’ouverture et du dialogue des cultures, condition sine qua non pour assurer la paix et la cohésion du monde et prévenir le prétendu ’’choc des civilisations’’, ont-ils estimé.
M. Ahmed Boukous, recteur de l’Institut royal de la culture amazighe (IRCAM), s’est félicité, pour sa part, de l’organisation de cette manifestation et des valeurs qu’elle véhicule, notant que le festival de Tanger est une initiative pertinente pour promouvoir la culture amazighe et assurer son rayonnement à travers l’ouverture mutuellement enrichissante sur les cultures d’autres contrées.
La promotion de la culture amazighe, une composante essentielle de l’identité nationale, relève de la responsabilité de tous, intellectuels, artistes, chercheurs et acteurs associatifs, a-t-il dit, soulignant que cette entreprise est aussi bien un enrichissement pour la culture nationale qu’un brillant témoignage de la dynamique de développement et de progrès du Royaume.
Les organisateurs du festival Méditerranéen de la culture amazighe ont concocté pour cette 3-ème édition un programme diversifié réconciliant aspect festif et dimension intellectuelle.
Côté spectacles et musique, le chanteur kabyle Takfarinas est attendu pour un grand concert qui sera donné en plein air dimanche prochain sur la Place des Nations au centre ville.
Vont aussi se succéder sur la même scène, le groupe mythique Nass El-Ghiwane ainsi que les groupes Amrag Fusion (Souss), Tartit (Touareg-Mali), Ithri et Arayes N’Rif.
Des troupes de folklore de différentes régions du Maroc vont également décliner la riche diversité de la chanson et de la musique amazighes. Un hommage sera rendu, à cette occasion, à une grande figure emblématique de la danse Ahidous, l’inimitable ’’maestro’’ Moha Oulhoucine Achibane.
La journée de samedi sera notamment marquée par un colloque sur le thème ’’identités ?’’, qui sera animé par une pléiade d’intellectuels et de chercheurs universitaires spécialisés dans la culture amazighe.
Une autre table ronde réunira, dimanche, des hommes de lettres autour d’un débat commémoratif sur la vie et l’oeuvre de l’écrivain Mohamed Choukri. Cette rencontre sera une occasion pour annoncer les résultats d’un concours de traduction des oeuvres de cet écrivain vers la langue amazighe.
L’ouverture de cette 3-ème édition du festival a été marquée par le vernissage d’une exposition collective ’’peintures amazighes’’ et l’ouverture d’une autre dédiée aux produits d’artisanats typiques des différentes régions du Royaume
Source : MAP
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