Culture
Parc national Souss Massa : Un véritable trésor naturel
Malgré le nombre impressionnant d’espèces rares, l’ibis chauve reste le fleuron L’ibis chauve, une des espèces d’oiseaux les plus rares au monde, se trouve uniquement au Maroc et nulle part ailleurs. C’est au Parc national Souss Massa (PNSM) que réside la dernière population mondiale de cette espèce faunistique. A quelques kilomètres d’Agadir et jusqu’à Tiznit, sur une superficie de 33.000 ha s’étend ce parc national considéré actuellement comme le premier parc au Maroc. Qu’ils soient remarquables, endémiques, rares ou menacées, des centaines d’espèces sont accueillies dans le parc national caractérisé par la diversité
des habitats naturels et la richesse en espèces de faune et de flore.
Aux côtés de l’ibis chauve, vivent quelque 250 espèces d’oiseaux, 30 de mammifères, 35 espèces d’amphibiens et de reptiles, 9 espèces de poissons d’eau douce et des milliers d’espèces d’insectes. Malgré ce nombre impressionant d’espèces, l’ibis chauve reste le fleuron et l’emblême également du Parc.
Fatima Oumzai, adjoint éco-développement au PNSM, nous explique : “Le Parc qui est un espace protégé accueille la presque totalité des populations à l’état sauvage de l’ibis chauve, soit 400 oiseaux qui sont surveillés dans le cadre d’un programme bien établi, c’est ce qui en fait justement l’espèce la plus importante du Parc”. Viennent ensuite d’autres animaux dont certains ont disparu au Maroc mais qui ont été réintroduits. Il s’agit notamment des antilopes Addax et des antilopes Oryx qui sont venus d’Europe.
D’autres, les gazelles Dorcas notamment, ont été importées de l’Arabie Saoudite tandis que l’autruche à cou rouge est venue du Tchad. En outre, la gazelle dama Mohrr qui est toujours présente sur les terres marocaines mais classée dans la catégorie “en danger d’extinction” a été elle aussi introduite dans le Parc. Venus de régions différentes, tous ces animaux ont été rassemblés dans deux réserves animalières aménagées dans le Parc, en l’occurence la réserve de Rokein et d’Arrouais.
Leur seul point commun est qu’ils soient menacés de disparition. Ce qui les lie par ailleurs aux autres espèces du Parc, c’est qu’ils font partie du même patrimoine faunistique et floristique du grand sud marocain.
Ainsi, l’arganier, le thuya, les euphorbes…sont autant de plantes qui sont préservées dans le parc non seulement pour leur rôle écologique mais également pour leur valeur sociale et économique (unités fourragères pour la population, rôle économique pour la femme rurale, utilisation dans la cosmétique…). Outre ses richesses en terme d’espèces, le PNSM est riche par ses habitats naturels.
Etendu sur la frange côtière de Souss Massa, le Parc abrite deux zones humides, à savoir les embouchures de Oued Souss et de Oued Massa, deux zones d’importance internationale. Fatima Oumzai nous explique : “ Ces deux zones ont été certifiées Ramsar (La Convention de Ramsar est un traité international pour la conservation et l’utilisation durable des zones humides) et ce n’est pas pour rien car il faut remplir un certain nombre de conditions avant d’avoir ce privilège.” Et d’ajouter : “L’importance de ces zones réside dans le rôle qu’elles jouent pour les oiseaux d’eau migrateurs qui y trouvent une étape migratoire et des habitats propices à leur hivernage.” Des canards, des limicoles, des laridés et autres hivernent régulièrement dans ces zones. Des espèces rares comme le Flamant rose, la Spatule blanche et l’Avocette s’y observent également en nombre important.
Toutes ces resssources font des missions du PNSM, des actions axées sur la conservation, la recherche et le suivi scientifique de toutes les espèces qui y vivent ou qui le traversent. Particulier par la présence d’une population locale sur ses terres (8 douars en plus d’un village de pêcheurs de Tifnit), le Parc s’est également tracé comme objectifs la sensibilisation et l’éducation relative à l’environnement ainsi que le développement durable de la région en instaurant une politique de tourisme durable.
En effet, le PNSM constitue une grande opportunité pour le développement de l’écotourisme dans la région d’Agadir. Deux produits écotouristiques ont déjà été commercialisés dont un circuit de découverte de la faune saharienne et un circuit d’observation des oiseaux de l’Oued Massa. D’autres projets sont en cours de réalisation, on note le projet pilote de valorisation et gestion durable des poissons et mollusques qui visera essentiellement la femme rurale de la région. En optant pour ce choix, le Parc national Souss Massa joint l’environnemental au social.
Créer des espaces verts Le Haut commissariat aux Eaux et forêts et à la lutte contre la désertification est amené à créer des espaces réserves. Ces derniers sont fermés. Toute activité d’exploitation y est extrêmement contrôlée, voire interdite.
Cette action se fait avec les populations locales qui fréquentent ces espaces. Les espaces réserves sont indispensables pour assumer la responsabilité internationale du Maroc dans la conservation de la biodiversité.
Elles jouent par ailleurs un rôle pour assurer le bon fonctionnement du cycle écologique entre les espèces et maintenir la productivité des écosystèmes à long terme en permettant la survie des espèces menacées et leur réintroduction.
Khadija Smiri | LE MATIN
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Parc national Souss Massa : Un véritable trésor naturel
Je suis tres interessé en voir le documente de education enviromentale dans le parque Souss Massa.
Si vous pouvez envoie, ça sera pour moi, super.
garciaceballos@hotmail.com
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