Souss-Massa-Draa
Mirleft
Le paradis des pêcheurs, loin de l’agitation occidentale
Le village de Mirleft (Province de Tiznit) a acquis une solide réputation au Maroc comme à l’étranger : c’est le paradis pour les amateurs de l’océan et des plaisirs qui lui sont associés. Bains de mer, pêche, surf et planche à voile viennent s’ajouter à la liste déjà longue des attraits du sud berbère : la gastronomie, le soleil, l’accueil chaleureux des habitants...
Le village de Mirleft dominé par le fort en ruines
L’histoire de Mirleft commence avec la période coloniale. De construction relativement récente, le village témoigne du temps où le contrôle du Maroc était partagé entre la France et l’Espagne. Tout près, à quelques kilomètres seulement, la plage du "Marabout" servait jadis de frontière. La ville de Sidi Ifni, à une trentaine de kilomètres au sud de Mirleft, conserve d’ailleurs quelques vestiges de la présence espagnole, comme le "paseo maritimo" ou les jardins publics qui gardent encore une saveur d’Andalousie.
Avant de devenir une destination de villégiature estivale prisée, Mirleft attirait déjà un public nombreux. Longtemps presque inaccessible, niché entre une colline fortifiée et les falaises qui surplombent l’océan, le village ne se laissait approcher que par une route cabossée, étroite et sinueuse, bordée d’arganiers noueux, sous le soleil de plomb du sud marocain. Sans eau courante ni électricité, ce lieu perdu fut rapidement investi par la jeunesse rebelle occidentale, "babas-cool" et " fumeurs de hash" trouvant leur bonheur à Mirleft. On raconte que Jimi Hendrix lui-même, tombé sous le charme des lieux, eut beaucoup de mal à abandonner ce paradis pour « happy few ».
Maintenant que le confort moderne a investi les lieux, plongeant les "babas-cool" vieillissants dans la nostalgie d’un âge d’or révolu, Mirleft attire désormais les touristes internationaux. La France a Saint-Tropez, l’Espagne a Marbella, et le Maroc a Agadir... et Mirleft ! Même si le village de Mirleft ne peut pas encore rivaliser avec les grandes stations balnéaires d’Europe, il est fréquenté par une population de plus en plus élégante : de riches Casablancais et quelques Européens se sont fait construire de somptueuses villas sur la falaise qui surplombe l’oasis et la plage principale de Mirleft.
L’oasis de Mirleft
Les plages du sud marocain émerveillent les globe-trotteurs les plus blasés. Plages blotties à l’embouchure des oueds où poussent fruits et légumes à l’ombre des palmiers ; criques presque inaccessibles entre falaises et océan ; dunes de sable façonnées par le vent du désert... La morsure du soleil, le fracas des vagues océaniques, les immenses étendues de sable blanc, désertes... le touriste friand de plaisirs balnéaires est frappé par la démesure des lieux et connaît une violente sensation de dépaysement.
La pêche à la ligne depuis les falaises
Les amateurs de pêche ne sont pas en reste : le sud marocain est particulièrement poissonneux. C’est un eldorado pour les pêcheurs occidentaux habitués aux pénuries des eaux européennes. Le poisson le plus recherché et le plus agréable à pêcher pour sa résistance au bout du fil est sans conteste le sar. Seigneur des lieux, le sar passionne les amateurs de pêche qui apprécient la lutte sans merci les opposant à ce poisson noble, valeureux adversaire au bout de l’hameçon : ses attaques saccadées sur l’appât sont comme des décharges électriques, la canne à pêche plie jusqu’à se rompre, le poisson résiste, tente de s’échapper au large, et finit parfois par y arriver, en sectionnant le fil de pêche de ses dents puissantes, ou en accrochant le fil dans les roches coupantes chargées de moules... La pêche du sar prend souvent des allures épiques !
Outre les sars, les marées marocaines apportent leurs flots de dorades, de loups (bars), de marbrés, de saupes... Certains poissons sont caractéristiques du sud marocain. Depuis les falaises abruptes, on peut ainsi pêcher de gigantesques Courbines pesant jusqu’à 70 kg, ou une sous-espèce de sar typique du sud marocain, de couleur noire, appréciée des gastronomes.
Si les prises sont diversifiées, les techniques de pêche elles-aussi peuvent varier. La pêche la plus simple reste encore la pêche au lancer, à la cuillère ou au ver, depuis les plages. Cette technique est notamment recommandée pour la prise des loups et des dorades. Pour la pêche des sars et des marbrés, il est recommandé d’utiliser une canne à coups depuis les rochers ou depuis les falaises (en fonction de l’agitation de l’océan). Différents types d’appâts peuvent être utilisés : les vers, la sardine, la patate de mer, l’herbe, ou encore la crevette vivante (il est très facile de récolter les petites crevettes grises à marée basse dans les trous d’eau).
Pourtant la technique de pêche la plus caractéristique du sud marocain est encore la "pêche à la pelote". Il s’agit de confectionner une pâte malléable à base de sardines, de sable et de semoule, cette pâte servant à recouvrir les filets de sardines au bout de l’hameçon. Cette technique présente de multiples avantages : elle permet de plomber la ligne tout en protégeant de l’appétit vorace des petits poissons l’appât principal, le filet de sardine. La confection de la pelote étant un art difficile, il est préférable de faire appel aux pêcheurs locaux qui pour une somme modique se feront un plaisir de vous initier aux arcanes de cette pêche si particulière.
Outre la plage et la pêche, le surf et la planche à voile font la renommée des environs de Mirleft. Les adeptes de ces sports nautiques sont souvent très exigeants : à l’affût des meilleures vagues, ils n’hésitent pas à parcourir des milliers de kilomètres, à traverser des pays entiers, pour éprouver les meilleures sensations, cette communion avec la planche et la vague. Le rivage de Mirleft fait partie de ces lieux uniques, de ces petits coins perdus que les meilleurs surfeurs se conseillent en secret. Des vagues souvent impressionnantes et surtout régulières dans un décor sauvage et grandiose... Certains amateurs chevronnés n’hésitent pas à comparer Mirleft à Tarifa, au sud de l’Espagne, un lieu désormais mythique pour tous les adeptes du surf. On a même rencontré des surfeurs qui viennent régulièrement à Mirleft depuis le Golfe Persique... cela prouve les attraits du lieu !
Source : http://mirleft.free.fr
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Mirleft. Le nom sonne comme un rappel aux babas cools des années 70. Subjugué par la ville, Jimi Hendrix avait eu beaucoup de mal à s’en aller. Une photographie du guitariste génial et brouillon format poster et accrochée dans le hall de l’Hôtel Farah de Mirleft, a été récemment vendue 1600 dirhams par le propriétaire qui croyait fermement que l’acheteur était un gogo. Chez Sotheby’s, le gogo en tirerait aisément 20 millions de centimes. Le climat tempéré attire les touristes même en hiver. Les surmenés, les bénéficiaires de congés sabbatiques et les misanthropes sont dans leur élément. L’hospitalité des Aït Baâmrane n’y est pas pour rien. L’honnêteté foncière des commerçants évite aux vacanciers d’être plumés comme des canards migrateurs. L’arrière pays, montueux, abrite des populations vaillantes dans le combat contre une nature splendide mais âpre. Ici on lutte contre la pauvreté comme on a lutté contre l’armée française. On vit de figues de barbarie, d’huile d’argan et de pêche. Les cultures céréalières, même intensives, assurent à peine un appoint aux petits paysans. Mais c’est l’argent des travailleurs expatriés qui permet aux 3500 habitants de la ville de survivre. Pourtant, tout le bien que l’on nous avait dit des Aït Baâmrane est vrai. Une tribu à la fois fière et simple.
Cachet authentique Mirleft, dans la Province de Tiznit est à 140 km au sud d’Agadir. Cet ancien poste frontière entre le Maroc sous protectorat français et Sidi Ifni, occupée par l’Espagne jusqu’en 1969, est en péril. La ville attise la cupidité des bétonneurs, des spoliateurs et des margoulins de l’hôtellerie qui veulent déjà truster la ville pour en faire "un pôle touristique". On sait qui raflera la monnaie, mais les Aït Baâmrane comptent bien tirer profit de la transformation de leur ville en super Club Méditerranée. Une petite cité au cachet authentique va être transformée en station estivale livrée aux vandales qui ont déjà la déliquescence d’Agadir sur la conscience. Mais la hantise des citoyens a une autre cause : la cupidité du président de la commune, Ahmed Bouaggou du Mouvement national populaire. Ce valeureux militant n’a pourtant que des tentatives d’escroquerie à son actif. Il est passé champion dans l’art de la création d’Associations et d’Amicales dont il se propulse automatiquement président et qui ne sont en fait que les façades grossières de pompes à finances sans freins. Dénoncé par les citoyens, il a pourtant jeté son dévolu sur 32 hectares dans les terres dénommées Eddaït. Comment a-t-il fait ?
Magouilles Face à la mer, les autorités du protectorat avaient construit un aérodrome. La superficie totale de la piste et du périmètre de sécurité de cet aérodrome est de 18 hectares. Ils appartiennent à l’État. Première opération : le président Bouaggou, élu lorsque Mirleft est érigée en commune rurale en 1992, annonce avec le soutien des 6 conseillers du MNP et le soutien de l’unique élu Union constitutionnelle, qu’il faut recenser les terres communales de l’aérodrome de Eddaït, soit 18 hectares. Sur le procès-verbal de la réunion, les 3 conseillers socialistes s’aperçoivent avec stupeur qu’il s’agit de recenser les terres de Eddaït, et non plus celles de l’aérodrome seulement, soit 32 hectares de mieux. Seulement il y a un os, les propriétaires et la tribu n’ont pas l’intention de se laisser faire. Et l’Association Imi n’Taroua créée par le président pour les besoins de la cause et domiciliée sur les terres de Eddaït n’a aucune espèce d’existence légale. L’avocat des ayants droit se rend au tribunal pour consulter les statuts de l’association, il trouve bien la trace de son renouvellement mais absolument aucun document établissant sa création ! Lahcen Bagga, député socialiste de Sidi Ifni adresse deux questions écrites au ministre d’État à l’Intérieur. Les réponses de Driss Basri du 25 juin 1995 et du 24 janvier 1996 sont on ne peut plus claires : l’aéroport et sa zone de sécurité appartiennent à l’État et à l’État seul, les bornes topographiques sont visibles et délimitent clairement ce qui appartient à l’État. Le député socialiste adresse ensuite une question écrite à Saïd Fassi Fihri, ministre de l’Habitat qui lui répond le 30 septembre 1996 qu’après enquête sur les coopératives d’habitations, l’Association Imi n’Taroua n’est pas répertoriée parmi les amicales ou associations agréées. Pas d’existence légale en somme. Ahmed Bouaggou s’est-il mis en tête de dépouiller l’État et les particuliers par une organisation clandestine qui a à plusieurs reprises ouvert des souscriptions ? Mais pourquoi s’arrêterait-il en si bon chemin ? Ahmed Bouaggou mène les affaires de la commune comme celles d’une entreprise familiale. Le budget est voté sans discussion. Il embauche le personnel communal selon des critères qui lui sont propres. Il a même embauché sa fille qui reçoit un salaire alors qu’elle n’habite pas Mirleft, comme son garde du corps-homme à tout faire qui est pourtant concierge attitré de la propriété d’un résident originaire du Golfe.
Représailles Élu député aux élections indirectes de 1977, il a engagé des dépenses astronomiques - 400 millions de centimes - pour la construction d’une station de dessalement de l’eau de mer qui n’a pratiquement jamais fonctionné et qui sert actuellement de dépotoir. Le réseau de distribution d’eau potable de la ville de Mirleft qui nécessitait 80 conduites a été concédé à la société SONICHOUF dont le président Bouaggou est actionnaire. Il n’y a pas de petits bénéfices. Et pour multiplier la mise, certaines conduites ont été détournées vers les terres appartenant à M. Bouaggou. À chaque élection Ahmed Bouaggou fait des promesses, terrorise les sympathisants de la Koutla. Il exerce même des représailles contre eux. Ainsi, il a instauré une taxe sur les boissons. Pour les hôtels ordinaires, elle se monte à 300 Dh, l’Hôtel Atlas appartenant au secrétaire de la section locale de l’USFP écope de 1500 Dh. Les marchands de poisson socialistes sont pillés et acculés à la ruine. Aux dernières législatives, les socialistes ont quand même remporté 4 sièges. La population tient bon. Ahmed Bouaggou n’aura pas les terres collectives ou privées. Ahmed Bouaggou ne peut pas se battre contre 3500 habitants. Mirleft a encore de beaux jours devant elle parce que les Aït Baâmrane sont très sourcilleux sur leur dignité et que la Koutla n’a pas l’intention de laisser faire les élus voraces.
Source : Maroc Hebdo International
Mirleft
bonjour, nous sommes un groupe de 6 jeunes et 3 éducs, nous souhaitons organiser un séjourde 15 jours durant l’été. Nous souhaitons partager notre temps entre surf et action humanitaire nous recherchons un logement Toutes vos idées sont les biens venus
Mirleft
bonjour est ce qu’il y a le compign cet été ou non je veux connaitre s’il vous plait et merci