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Le groupe de l’Alliance Socialiste interpelle le ministre de l’Éducation nationale

jeudi 29 décembre 2005

172 enseignants pour 19.700 étudiants à la Fac de lettres d’Agadir !

Le groupe de l’Alliance Socialiste au sein de la Chambre des conseillers a posé mercredi, au ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique, et de la Formation des cadres, une question orale relative aux conditions de travail à la Faculté de lettres et des sciences humaines (Université Ibn Zouhaïr) à Agadir. Au nom du groupe, Abdellatif Ouammou, président de la Municipalité de Tiznit, a évoqué les conditions « inquiétantes à tel point que les enseignants de cette Faculté ont été contraints de recourir à la grève les 25 et 26 octobre, afin d’attirer l’attention sur leurs conditions de travail ».

Ouammou a résumé la situation comme suit :

172 enseignants pour 19.700 étudiants, soit un taux des plus élevés au Maroc puisque, selon l’auteur de la question, un professeur pour 115 étudiants, alors que la moyenne nationale est ’ enseignant pour 35 apprenants. « Est-il logique que l’Université considérée comme le refuge et l’issue des bacheliers désireux de faire des études universitaires dans les Régions du sud, qui représentent 55% du territoire national et ’4% des habitants du Royaume ? », des Régions comme Souss-Massa-Draâ, Guelmim-Smara, Laâyoune-Boujdour-Sakiat Al Hamra, Oued Eddahab-Légouira, souffre du problème de l’encadrement pédagogique et académique. Abdellatif Ouammou a indiqué que la Faculté de Lettres et des Sciences humaines d’Agadir, d’une capacité d’accueil de 4.500 étudiants, reçoit aujourd’hui plusieurs fois ce nombre. Et d’ajouter : « Il est certain que, eu égard à ces données, il n’est pas possible de relever le niveau de la formation universitaire dans cette Faculté. Plus tôt, les conditions de travail, telles qu’elles sont, menacent la bonne marche de l’établissement entier, au point que les étudiants sont obligés de suivre les cours dans les amphis même debout. Car, trouver une place assis, pour la majorité des étudiants de cet établissement, est quasi impossible ». Quant aux travaux pratiques, qui complètent les cours théoriques, leur programmation est presque impossible dans de telles conditions. Certaines matières, nécessitant la présence d’un nombre d’étudiants réduit, ont été éliminées du programme cette année. Ouammou a également soulevé les problèmes du logement à l’Université d’Agadir, qui accueille à peine 2.000 étudiants sur 26.266 inscrits dans différentes branches, sachant que la majorité des étudiants ne sont pas originaires d’Agadir. « Votre ministère est-il prêt à écouter les enseignants et les étudiants concernant leur épreuve ? Et quelles mesures comptez-vous prendre en vue de régler cette situation exceptionnelle ? », a conclu Abdellatif Ouammou. Dans sa réponse, le ministre, M. Habib El Malki, a reconnu que « la Faculté de Lettres et des Sciences humaines d’Agadir connaît effectivement une situation difficile due essentiellement à la non ouverture de la branche des études juridiques, vers laquelle allait s’orienter un grand nombre de bacheliers en Lettres ». M. El Malki a indiqué que, pour affronter cette situation, le ministère « a pris une décision urgente consistant à ajouter des salles d’études dont ’6 de ’20 sièges et 8 de 60 sièges, et la réservation d’un nombre important de postes budgétaires pour cette Faculté durant les dernières années » Mais, selon le ministre, la Faculté affronte le problème de « la rareté des enseignants dans certaines spécialités comme l’anglais ». M. Habib El Malki a affirmé qu’il sera procédé à Moyen terme à la programmation de « plusieurs projets d’établissements qui contribueront à l’allégement de la pression sur la Faculté de Lettres et des Sciences humaines d’Agadir ». Ces établissement sont : ­ La Faculté d’Agadir où sera ouverte une branche de sciences juridiques, dont la construction est en cours. ­ La Faculté pluridisciplinaire de Ouarzazate. Les travaux de sa construction démarreront dans quelques mois. ­ La Faculté pluridisciplinaire de Taroudant. Les travaux commenceront début 2006. Concernant la résidence universitaire, la décentralisation de l’enseignement supérieur en dehors d’Agadir, elle, allégera le problème existant (construction des deux Facultés de Ouarzazate et de Taroudant et programmation d’autres établissement dans les régions du sud). En conclusion, M. Habib El Malki a fait savoir que son département a préparé un plan en matière de logement des étudiants, qui sera exécuté selon les moyens qui seront disponibles, en partenariat avec le secteur privé.

Source : Albayane

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1 Message

  • 29 décembre 2005 23:43

    Le groupe de l’Alliance Socialiste interpelle le ministre de l’Éducation nationale

    quelques erreurs :

    Abdellatif Ouammou a parlé de 15000 etudiant, et d’un enseignant pour 93 étudiant. ce n’est pas Habibe Elmalki qui a répondu, mais un autre ministre dont je ne me rappelles plus du nom. il a parlé de 8salle de 60 siège et 6 de 100. autres : les places dans la cité universitaires sont 1600 case. et les étudiants d’histoire-géo plus de 3000.

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