Culture
Le cinéma marocain ouvre le festival du film amazigh
Tenja de Hassan Legzouli inaugure la 6ème édition à Ghardaïa
.Le ministère de la Culture envisage d’institutionnaliser le festival
La 6ème édition du Festival du film amazigh a été inaugurée lundi dernier à Ghardaïa avec, en ouverture, Tenja de Hassan Legzouli, un long métrage marocain hors compétition. « Comme nous n’avons pas beaucoup de longs métrages amazighs, nous avons choisi Tenja, tourné, entre autres, en langue chleuh, pour affirmer notre identité berbère », a souligné M. Assad, commissaire du festival.
Lors de la cérémonie d’ouverture, les organisateurs sont revenus encore une fois sur le rôle important de cette manifestation qui consiste en la réhabilitation de l’identité amazighe, langue et culture. "Chaque édition du festival apporte une nouveauté par rapport à la précédente. La nouveauté, pour cette édition, est l’ouverture sur un autre cinéma intitulé, à juste titre, "Regard sur un pays". Le premier pays sur lequel le pays s’est ouvert est l’Irlande », a déclaré Merahi Youcef, secrétaire général du Haut-Commissariat à l’amazighité qui est l’organisateur du festival.
Dans le même contexte, la ministre de la Culture, Khalida Toumi, a déclaré, dans une lettre envoyée aux organisateurs, que la présence de l’Irlande à ce festival est aussi la marque de l’ouverture de notre pays sur le monde. « Le film amazigh est désormais une réalité de notre paysage cinématographique [ ]. Le ministère de la Culture envisage donc d’institutionnaliser ce festival pour garantir les conditions essentielles à sa pérennité et à son développement en tant que manifestation culturelle de référence », a affirmé la ministre dans sa lettre. Concernant les films en compétition, cinq courts métrages, dont une fiction, ont été projetés hier à la salle de cinéma de Ghardaïa (une salle polyvalente dont le matériel technique est très réduit). Il s’agit, entre autres, de la Mante religieuse de Riadh Moulaia, un documentaire scientifique où le réalisateur décortique cet insecte fascinant. Le film sera suivi par un autre documentaire, historique cette fois-ci, de Mokrane Aït Saad, qui revient sur la vie et l’oeuvre politique et militaire de Jugurtha, le roi numide.
Les deux films sont linéaires et les commentaires plutôt plats. Cependant, techniquement, ils sont assez réussis. urtout en considérant les moyens modestes dont ont disposé les deux réalisateurs. Au premier jour du festival, la salle de cinéma de Ghardaïa était loin d’afficher guichets fermés. Jusqu’à hier, le festival n’a eu pour public que les festivaliers venus de différentes régions du pays, comme Alger et Béjaïa. Quant aux habitants de Ghardaïa, on n’en voit pas beaucoup parmi le public. Pis, ils ne donnent même pas l’impression d’être concernés par ce festival. « Nous ne sommes pas beaucoup habitués aux manifestations cinématographiques. Les femmes surtout. Les coutumes très conservatrices ne permettent pas aux femmes d’assister aux projections de films. Ce sont nos traditions et nous les respectons », dira un journaliste de Ghardaïa pour expliquer la défection de ses concitoyens.
L’après-midi de cette première journée a été consacrée à deux thématiques qui se rejoignent dans le fond : l’histoire et l’identité. Deux films ont été projetés dans ce contexte : Mon village d’Algérie de Hakim Sahraoui et Cousines de Lyes Salem qui traitent tous les deux de l’émigration, de la nostalgie de la terre natale et du déchirement conséquent qu’on vit dans le pays d’accueil.
Source : La Tribune
En liaison avec cette article
Même rubrique
- IRCAM : séance de travail autour de la culture marocaine
- L’IRCAM rend hommage à M. Belaïd El Akkaf et à la chorale de l’Institut
- L’IRCAM édite son premier CD de chansons
- Une précense honorable de L’ircam
- Fatima Agnaou, chercheur au CRDPP, vient de publier trois contes pour enfantse
- Sortie du numéro double,3 et 4, du bulletin de l’IRCAM, INGHMISN N USINAG
- Séance de travail entre l’IRCAM et 2M
- Deuxième Festival d’Agadir « Timitar »
Cinema
- Agadir fait son cinéma
- 1er Festival du court métrage d’Agadir : Le court à l’Université
- Agadir à l’heure du cinéma d’immigration
- Festival d’Agadir : Journée de cinéma à Sidi Ifni
- Le cinéma marocain ouvre le festival du film amazigh
- Le film amazigh, La diversité du cinéma marocain
- « Boukssasse Boutfounaste », le premier film marocain en amazigh
- Festival du film amazigh : Fatima Boubekdi rafle la majorité des prix
Roschdy Zem
2 Messages de forum
- Ils ont aimé
- Réactions
- Une source musicale venue d’Agadir
- ALSA à Agadir : Fin du supplice RATAG ?
- Un groupe de 2.000 personnes sur Facebook soutient un Marocain expulsable
- Le footballeur marocain Mbarek Boussoufa crée une association d’Œuvres caritatives pour l’amélioration des conditions des enfants et des jeunes au Maroc
- Une source musicale venue d’Agadir
- Le Facebook mania » au Maroc
- Une source musicale venue d’Agadir
- Free inclut les appels vers le Maroc







Le cinéma marocain ouvre le festival du film amazigh
Azul. Intéressant comme festival. Malheureusement non médiatisé par nos deux ‘chaines nationales’’. Ou pourrait-on visionner les films en compétitions ? Y a-t-il un site pour ce festival ? Tannemirt.
Le cinéma marocain ouvre le festival du film amazigh
http://film-amazigh.org/