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Culture

L’IRCAM évincé de la dernière phase des préparatifs

vendredi 15 février 2008

L’Institut royal pour la culture amazighe a été évincé de la dernière phase des préparatifs pour le lancement tant attendu de la chaîne amazighe. Le cahier des charges fait actuellement l’objet de négociations entre seulement le ministère de la Communication, la Société nationale de la radio télévision (SNRT) et la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA). Celle-ci avait exigé plus de temps pour examiner le dossier que la primature lui avait remis en juin dernier. Selon l’IRCAM, il est insensé de l’éloigner de cette manière, sans raison valable, alors que l’institut a participé à toutes les réunions pour la mise en place du cahier des charges, de la grille des programmes et de la ligne de la chaîne. " Le Dahir de l’institut est clair.

L’IRCAM doit chapeauter les affaires amazighes en collaboration avec les établissements de tutelle. On ne comprend pas ce qui s’est passé récemment. ", tient à souligner Ahmed Assid, membre de l’IRCAM. 

Le recteur de l’institut Ahmed Boukous n’est pas resté les bras croisés. Il a déjà envoyé une lettre au ministre de la Communication protestant contre

" la marginalisation " dont a fait l’objet son établissement. Le projet de la chaîne fera apparemment encore parler de lui. L’annonce de la date de son lancement a été ajournée à plusieurs reprises. Tout le monde attendait le 14 janvier dernier pour révéler, enfin, la nouvelle par la primature. Mais, il n’en fut rein. Le projet traîne encore.

Le problème du financement invoqué au départ, a été dépassé. Les instructions royales et l’engagement de la primature ont pu régler cette question. Une enveloppe de 168 millions de dirhams sera débloquée pour la mise sur les rails de cette chaîne. Cependant, il paraît que la SNRT a émis lors de la dernière réunion des réserves quant à cette somme, qui serait " insuffisante " du moment que la chaîne devra produire des journaux télévisés au quotidien. M. Assid indique que le directeur général de la SNRT Fayçal Laraïchi estime que le dit montant ne pourra couvrir que les émissions sans pour autant inclure les JT. Ce qui pourrait bloquer encore le projet.

Les responsables de l’IRCAM sont malgré tout optimistes, signalant qu’aujourd’hui la balle est dans le camp du Premier ministre. Le chef de l’Exécutif a en effet affiché il y a quelques mois la détermination du gouvernement d’accompagner ce dossier jusqu’à son aboutissement. Il avait avancé que toutes les conditions nécessaires à la création d’une chaîne de télévision amazighe, qui permettrait de renforcer la présence de l’Amazigh dans le paysage audiovisuel public national, seraient assurées. Aujourd’hui, en dépit du retard enregistré, l’enthousiasme et l’optimisme ont remplacé la déception affichée par plusieurs acteurs associatifs lorsque le projet butait sur l’aspect financier. On estimait qu’une composante entière de la population marocaine serait quasiment exclue des grands chantiers entamés par le Maroc dans le cadre de la mobilisation nationale pour la concrétisation du projet social basé sur la démocratie, la modernité et le développement humain auquel aspirent toutes les composantes de la société marocaine. Il est à rappeler que l’intégration de la culture et de la langue amazighes dans le paysage audiovisuel public a commencé à partir de 2004. Le cahier des charges signé par la SNRT, la HACA et SOREAD 2M comporte un volet relatif à la promotion de la diversité linguistique et culturelle. De ce fait, des efforts ont été consentis par les différentes chaînes.

Cependant, des critiques sont axées tant sur la quantité des programmes que sur la qualité des productions et le timing de diffusion.

Programme

Le financement de la chaîne amazighe sera partagé entre le ministère des Finances, celui de la Communication et la SNRT. Cette dernière fournira les locaux et les ressources humaines tandis que le département de Khalid Naciri continuera d’assurer le pilotage du projet.

Les programmes de la future chaîne amazighe prendront en compte la diversité de la culture au Maroc. Ils seront, en effet, diffusés dans les trois variantes de la langue amazighe : Tamazight, Tarifite et Tachelhite. On pense également à quelques programmes en arabe et français. L’idée est de contribuer à la vulgarisation de la langue amazighe auprès des Marocains qui ne la parlent pas. La chaîne bénéficiera du système de transmission numérique terrestre (TNT) qui lui assurera une large audience. Le cahier des charges initial élaboré par le ministère de la Communication prévoit un horaire de 18H00 à minuit. Ce qui devra être revu, en toute vraisemblance, pour l’après.

Jihane Gattioui

Source : Lematin

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1 Message

  • 19 février 04:13

    L’IRCAM évincé de la dernière phase des préparatifs

    Avec toutes ces erreurs, d’arabisation sans qualité pédagogique destiné qu’à la masse , depuis les années 70 ,pour avoir des jeunes qui ne savent pas produire, mais qui fond des grèves en grand nombre pour revendiquer un travail publique, doit on encore attendre à d’autres erreurs du même code !!! pour qu’il y aient plus de 50% d’étrangers par rapport aux marocains qui savent investir chez nous qui savent mieux produire, pour laisser d’autres projets générateurs de revenu nous passer encore sous le nez ? Mais on doit savoir construire, ce pays, avec de meilleur indice de développement humain ou du moins laisser la masse se construire.

    Nous , les amazighs nous n’avons pas la culture de la fracture sociale du moyen âge ,nous somme de culture noble et humble , nous n’avons pas non plus la culture ni porteuse des pairs de ciseaux qui cherche que les privilèges en se faisant parachuté d’en haut de nulle part , nous ne somme pas des gens superficiels pour ne pas savoir construire en profondeur ,ne nous sommes pas une culture maudite contre d’autres cultures qui a eu la malchance de nous côtoyer

    Nous pouvons plutôt devenir une valeur ajoutée inestimable au développement durable de notre pays, par de meilleur indice loin de la langue de bois .Mais n’est il pas un pays pour tous les vrais bon citoyens marocains, qui veulent participer à le construire sans chercher que quoi en tirer de lui ou que comment traiter de bonne affaires au dépend de lui , donc ne nous sommes pas nuisibles ou des bandits contre notre pays

    Nous voulons pouvoir avoir le droit et le devoir légitimes, dans le respect de nos lois qui nous protègent , de donner le mieux de nous même à notre pays .

    Alors où est le problème ? On est qu’entre marocain là !!!, nous ne cherchons aucune faveur au dépend de notre pays .

    Mais l’embargo pour nous faire exposer au tsunami de la mondialisation ,on mérite mieux

    Notre culture doit savoir rénover en s’ouvrant vers le monde extérieur et sortir enfin de son hibernation .

    Les vrais musulmans savent s’unir dans la diversité qui est chez nous ,de culture amazighe et arabe où chacune doit d’abord se chercher (de son côté)de ses sources originelle dans son vieux placard, comment ,assurer la continuité , de son patrimoine culturel ancestral sans se contenter , que de vivre dans le passé lointain d’une histoire sans suite , mais d’abord s’ imprégner de sa propre culture , pour ne pas la perdre et pouvoir jouer un rôle à son tour pour enfin la rénover face à ce nouveau monde sans trop s’aliéner à lui , sans trop se valoriser qu’à travers la culture occidentale en arrêtant son histoire, trop dépassée de nos jours

    Pour finir tout le patrimoine arabo amazigh est sacré sur les même pieds d’égalité , mais l’urgence à toutes culture qui doit d’abord rattraper le retard ….qu’elle a accumulé sans avoir pu s’ouvrir à d’autres cultures , pour mieux s’enrichir comme la chance de celle des arabes de chez nous depuis leur époque de simple bédouin.

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