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Souss-Massa-Draa

Imouzzer

samedi 30 décembre 2006

Située à 1.250m d’altitude, Imouzzer Idaoutanane, qui fait partie de la préfecture d’Agadir Idaoutanane, est limitée au Nord, par la province d’Essaouira,au Sud, par les arrondissements d’Amskroud et d’Aourir, à l’Est, par la province de Taroudant et à l’Ouest, par l’arrondissement de Tamri.

Elle est subdivisée en quatre communes rurales qui sont : la commune d’Imouzzer (233 km2 et 6.351 habitants), la commune de Tiki (263 km2 et 10.070 habitants), la commune d’Aziar (198 km2 et 3.803 habitants) et la commune de Taddart (205 km2 et 5.703 habitants).

La région d’Immouzzer Idaoutanane a un climat semi-aride et une pluviométrie moyenne qui varie entre 120 et 400 mm par an. On y enregistre des chutes de neige en haute altitude. Les terres agricoles occupent une superficie de 6.631 ha et les forêts 53.952 ha.

Grâce à ses nombreux atouts naturels,Imouzzer Idaoutanane est appelée à jouer un rôle important dans le développement socio-économique local.

Faune et flore :

La végétation de la région est très riche et variée : Arganier, genévrier, chêne vert, acacia, lavande, thym,doum, et plantes médicinales, etc. On y dénombre 25 espèces de mammifères : Porc-épic, loutre, genette, hyène, mouflon à manchettes, écureuil de barbarie , 72 espèces d’oiseaux sauvages : Aigle de bonelli, aigle royal, percnomptère d’Egypte (vautour de petite taille), faucon pèlerin, merle noir, fauvette de l’Atlas, etc. et 20 espèces de reptiles : Cobra, tarente de Mauritanie, caméléon, lézard, vipère

Agriculture :

L’agriculture est la principale activité génératrice de revenus dans la région en dépit de la faiblesse et la mauvaise répartition des précipitations ainsi que la rareté des terres arables. Les arbres fruitiers,amandiers et oliviers en particulier, occupent une superficie de 3.284 ha, les cultures maraîchères 61 ha, les céréales 2.914 ha, et les autres cultures 105 ha.

Elevage :

L’élevage constitue une activité complémentaire dans la région. Le cheptel est essentiellement constitué de caprins, d’ovin et de bovins.

Apiculture :

Imouzzer Idaoutanane est une région apicole par excellence. L’apiculture y est assez développée. La production annuelle de miel est estimée à environ 120 tonnes. Ce produit typique du terroir joue un rôle important dans l’économie des zones bours et montagneuses.

La région, qui est très connue par la diversité de sa flore mellifère de montagne, produit le meilleur miel du pays au goût de thym. Elle abrite aussi l’un des plus anciens ruchers collectifs : Le rucher d’Inzerki.

Sites naturels et curiosités touristiques de la région :

Sites naturels : la vallée du paradis,Assif El Had, Inzerki, cascade du voile de la mariée, plissement géologique (grotte) et paysage rural entre Imouzzer et Assif El had, route du rucher d’Inzerki (paysage pittoresque et diversité végétale étonnante), grotte Win Timdowin,haut lieu de spéléologie.

Pressoirs : la région,qui est aussi connue pour son huile d’olive de grande qualité, compte de nombreux pressoirs traditionnels qui valent bien le détour.

Souks hebdomadaires : Plusieurs souks hebdomadaires s’y tiennent également. C’est l’occasion pour les habitants des villages avoisinants de s’approvisionner ou d’écouler leurs produits : El âarba de Tiqui, Akesri, El âarba d’Aourir, El khmis d’Imouzzer, Sebt Taddart.

Ecoles coraniques et Zaouia : Aourir, Zaouia d’Alma, Zaouia de Tighanimine (l’une des plus anciennes zaouia du Haut Atlas Occidental) et le mausolée de Sidi Brahim ou Ali, Taddart et la Zaouia de Sidi Bousmaïl, Zaouia d’Isoukal.

En dépit de toutes ses potentialités naturelles,la région d’Imouzzer Idaoutanane est encore une région sous-développée qui mérite plus d’attention de la part des responsables.

Vrai paradis du tourisme écologique et circuit touristique très prisé des touristes nationaux et étrangers, Imouzzer Idaoutanane devrait bénéficier d’infrastructures de base à la hauteur de sa réputation. Ses sites naturels devraient être protégés contre toute agression humaine (pollution,construction anarchique ) et mis en valeur par une signalisation appropriée. Des aires d’observation devraient être aménagées au bord de la route pour permettre aux visiteurs d’admirer le paysage fantastique de la région. En outre, la cascade à sec dès le mois de mars, gagnerait à être mise en eau toute l’année par la déviation d’une partie de l’eau de la source actuelle ou à l’aide d’un circuit de pompage.

D’autre part, le réseau routier devrait être renforcé et amélioré, notamment entre Aourir et Imouzzer. Cette vieille voie d’accès devrait être élargie et sa signalisation verticale et horizontale renforcée. Car, si Imouzzer Idaoutanane est une très belle région montagneuse, sa route actuelle, très sinueuse, est encore dangereuse malgré tous les travaux qu’on y a entrepris. Plusieurs virages dangereux devraient avoir des parapets pour éviter le pire en cas d’embardée.

Par ailleurs, l’apiculture et la production d’huile d’argane devraient être réorganisées et les produits du terroir mis en valeur sous un label propre à la région. De plus, on pourrait également développer d’autres activités touristiques dans la région en rapport avec le tourisme écologique, à savoir : les randonnées pédestres et à dos de mulets, le VTT, la création des gîtes ruraux, etc. Les plantes médicinales de la région, encore inexploitées, devraient aussi être valorisées. Enfin, on pourrait également développer la culture de caroubiers.

M’bark Chbani

Source : Libération

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