Social
Communiqué de l’association AZA (Aguelmim)
Apres avoir étudié la situation économique, sociale et culturelle au Maroc, le bureau de l’Association Aza décide a l’occasion de la journée mondial des Droits de l’Homme, de porter a l’attention de l’opinion public national et international ce qui suit :
le problème du Sahara que l’Etat marocain s’est avéré incapable de résoudre depuis trois décennies déjà et a travers tous les moyens pacifiques et militaires qui l’a opposé au groupe appelé Polisario, est devenu comme un fardeau qui pèse lourd sur les citoyens. En effet, ce sont les citoyens qui prennent en charge toutes les dépenses matériels et physiques d’un conflit qui se veut être pour certains le conflit du destin.
Nous voulons ici signaler que ce conflit n’est pas artificiel. Il a été créé par l’Etat marocain et le Parti de l’Istiqlal a cause de leur irresponsabilité lorsqu’un un certain moment ces deux acteurs ont choisi de dissoudre l’Armée de Libération Nationale avant que celle-ci n’ait achevé la tache pour la quelle elle était crée, a savoir la libération de tout le territoire nationale. Jusqu’a nos jours, l’Etat a exclu les acteurs réels du conflit qui sont très bien au courant de la nature des problèmes des Sahraouis, de leurs revendications et des conditions sociales déplorables qui pèsent sur le pays et poussent au séparatisme.
L’Etat marocain, a travers le ministère de l’intérieur, s’est approprié le dossier du Sahara et a exclu toutes les forces nationales de contribuer a sa solution. Il a compliqué le problème par son intervention direct dans la vie politique interne du pays, par la création des partis administratifs sans programme ni vision claire, par la falsification des élections, par la distribution des postes clés d‘influence au niveau communal, municipal, régional et national a des incompétents qui ne s’intéressent qu’a leurs interets. Le problème du Sahara s’est trouvé plus que jamais compliqué. Nous pensons que seule la participation en toute liberté des citoyens et de toutes les forces actives du pays peut apporter des solutions nécessaires. Or il se trouve aujourd’hui que les postes clés dans les conseils relatifs aux affaires sahariennes sont occupés par des incompétents, des non initiés et des opportunistes. L’Etat doit prendre sa responsabilité et agir afin que cette situation change.
Nous soulignons que pour comprendre le problème du Sahara, il faut le mettre dans son contexte historique. Ce que nous appelons aujourd’hui le Polisario (front de libération de Seguia Hamra en Oued Dahab) n’est en réalité qu’une continuation historique de la résistance au sud marocain. Par réprimer et emprisonner ces membres soupçonnés de séparatisme, l’Etat commet une grave faute car les séparatistes ne cessent de gagner la sympathie des habitants, surtout parmi les plus jeunes. En effet, une frange importante de cette jeunesse vie dans la détresse, la pauvreté et l’exclusion. La ville de Guelmim historiquement hostile a toute tentation de séparatisme, voit aujourd’hui sa jeunesse prendre des positions favorables au séparatisme. On l’a vu dans le cas d’Ali Salem Tamek.
Pour faire face a ce danger qui menace toute une jeunesse, nous appelons a élaborer un plan de développement social et économique pour la région. Aussi, nous demandons de réviser la position de l’Etat quant à la légitimité des élites locales. De même, nous demandons que cette élite soit traduite devant le tribunal pour raisons de corruption, d’incompétence et d’abus de pouvoir. Au moment où l’Etat insiste que cette même élite est la seule représentative du peuple, force est de constater que le peuple les rejette et ne veux pas d’eux.
Nous jugeons aussi nécessaire que pour résoudre nos problèmes, il est évident de se demander qui est un Sahraoui est qui ne l’est pas. Le critère linguistique adopté jusqu’à maintenant par l’Etat et qui considère que chacun parlant le Hassani est Sahraoui, n’est pas adéquat. Il se trouve que beaucoup de Sahraouis sont d’origine Amazigh tout comme le reste du pays d’ailleurs. Des franges importantes de la population du Sahara sont historiquement liées au Souss. De même, on ne peut considérer que chacun né et grandi au Sahara est automatiquement un Sahraoui. Le principe de citoyenneté, et non pas le tribalisme, doit être renforcé. Or la politique de l’Etat dans le domaine de l’information et des medias, va au sens contraire, c’est a dire au profit du séparatisme. En témoigne la chaîne de télévision de Laayoune.
Le concept de l’autonomie du Sahara tel qu’il se présenté actuellement n’a pas été suffisamment étudié car il exclue les autres forces nationales vives de toute décision. En plus, les élites qui sont impliquées dans le dossier du Sahara, et qui le sont encore, ont prouvé depuis trois décennies leur infaculté de résoudre les problèmes que les habitants du Sahara connaissent aujourd’hui. En revanche, ce concept d’autonomie ne peut aller que vers le sens qui profite aux séparatistes et dont les conséquences seraient graves pour tout le pays. Nous pensons donc qu’une autonomie du Sahara ne peut réussir que dans le cadre d’une nouvelle politique fédéraliste qui doit d’abord être inscrite dans la Constitution démocratiquement approuvée par le peuple marocain.
Le Maghzen ne cesse depuis 10 ans de répéter son slogan favori de « transition démocratique ». Depuis lors, les gouvernements se sont suivis mais la crise sociale et économique n’est pas résolue. Le peuple est toujours réduit à la mendicité et au chômage. Mais après la faillite de sa « transition démocratique », voila le Maghzen qui prône un nouveau slogan de « développement de ressources humaines » pour continuer sa politique de « lutte contre la pauvreté » qui a appauvri des millions de citoyens et a poussé la jeunesse vers la détresse et l’immigration clandestinité.
Nous appelons donc l’Etat a réviser de façon rigoureuse sa politique, à respecter la loi, les droits humains, les institutions constitutionnelles et à faire preuve de respect du peuple et du pays par examiner nos propositions suivantes :
• combattre le fléau de la corruption par traduire les responsables occupant les positions de décision et d’influence et qui ont pillé la caisse d’Etat et les fonds publics dans toute les régions du pays. Notre pays occupe le rang 82 des pays les plus corruptibles dans le monde. Le peuple les connaît et l’Etat ne doit pas les protéger.
• lutter contre la pauvreté ne peut réussir que par le moyen d’un décalage économique bien pensée qui permet à chacun et à égalité de créer les opportunités de participation, d’investissement et de développement. La politique des aumônes que l’Etat pratique ne peut plus résoudre les problèmes d’aujourd’hui.
• développer une politique d’enseignement qui est au service du développement économique par l’intégration des diplômés dans le marché de l’emploi.
• développer des institutions démocratiques et représentatives dirigées par des hommes et femmes capables de résoudre les problèmes du pays et dans les quelles le peuple se reconnaît. La situation actuelle témoigne d’un manque de confiance des gens dans les institutions existantes car elles sont dirigées par des incompétents qui ne pensent qu’à s’enrichir au détriment des pauvres. Or parmi les plus corruptifs dans ce pays se trouve en premier lieu les fonctionnaires de l’Etat. L’exemple de la Caisse Sociale dans la région Guelmim - Smara où les responsables excellent depuis des années dans le détournement des fonds publics, en témoigne. L’Etat doit juger les coupables et intervenir durant les élections pour empêcher ce genre de parasites d’accéder au pouvoir public par l’achat des voix et autres moyens mafieux. Ce qui pousse les jeunes à adopter des visions politiques radicales et anti-nationales.
• réviser la nouvelle loi sur les partis politiques. Nous croyons que cette loi favorise les partis déjà au pouvoir et dont les dirigeants sont les premiers responsables de la crise actuelle par le pilage des fonds public et l’abus du pouvoir. Nous pensons que la dite loi a été inventée pour empêcher toute tentative de créer des partis politiques démocratique et représentatifs du peuple capables de changer la situation grave dans laquelle le pays bascule a cause justement de la politique de l’Etat et de ses partis. La dite loi légitime d’avantage le statut quo par lequel les mêmes dirigeants restent à leur place et bloque tout changement.
• rendre à l’appareil de la justice son indépendance et éradiquer la corruption qui l’a gagné en le renforçant par les ressources matériels et humaines afin d’accomplir sa tâche à savoir le règne de la loi et la justice pour tous. La justice doit poursuivre l’examen des dossiers de la corruption et des attentes aux droits de l’homme loin des supercheries qu’on a vu pendant les commissions des réconciliation.
En tant qu’association amazighe qui défend les droits des citoyens, nous nous opposons à la marginalisation et à l’arabisation forcée du peuple marocain que nous considérons amazigh dans sa majorité et ses origines. De même nous demandons aux forces nationales de nous joindre dans notre combat pour nos droits culturels et linguistiques légitimes. Nous condamnons la politique de marginalisation des régions amazighophones comme le Rif ou les Ayt Baamrane, une région au Sahara qui n’a profité d’aucun programme de développement sérieux dans le sud marocain depuis l’indépendance du pays.
De même nous condamnons l’interdiction des prénoms amazighs, la falsification de l’histoire et le changement des toponymes amazighs par d’autres arabes. Nous demandons de l’Etat d’assumer sa responsabilité vis a avis de son engagement dans des projets de panarabisme qui ne sont pas approuvés par le peuple et dont les décisions reviennent à des individus.
Aussi, nous demandons d’inscrire l’identité amazigh du peuple marocain dans la Constitution du pays et l’élaboration d’un plan de développement social et économique des régions amazighophones marginalisées. Nous demandons de l’Etat de prendre sa responsabilité dans les crimes commis dans le Rif en 1958 et 1959. Enfin, nous exprimons notre solidarité avec toutes les forces actives du pays qui luttent pour la justice sociale, l’égalité et les droits de l’homme. Nous saluons leur courage et persévérance de dénoncer la corruption financière et administrative qui sévit dans le pays. Ensemble nous combattrons contre la marginalisation du peuple.
Bureau de l’Association Aza.
Traduit de l’Arabe au Français par Tafart
Fait le 10 décembre 2005 Guelmim Maroc
Association Aza pour la Culture, l’Environnement et le Développement Social Avenue My Abdellah Cheikh Ma Laynain 29, Guelmim Maroc
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Communiqué de l’association AZA (Aguelmim)
l’amazighité est une chose le peuple sahraouis une autre quand une armée vous plonge dans la nuit et séme la terreur brule tue pille viole impunément confisque vos biens et spolie votre terre que reste t’ il à tout homme normale. il reste le combat jusqu’à la mort ou la victoire la haine est en lui et rien peut éteindre le feu qui brule dans son corps . le maroc a voulu jouer au sorcier maintenant il paie ses crimes ne me parler pas de réconciliation et I. E. R—inst. Equit—et Réconciliation c’est bon pour les pauvres types qui vont faire BISOU —BISOU avec leur tortionnaires.je suis un imzighen et fiére de l’être rester des hommes Messieurs
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Communiqué de l’association AZA (Aguelmim)
A force de lire les journaux du Maroc nous comprenons une chose c’est que les journaux se contredisent tout le temps Nous lisons qu’il a environs 25O OOO Sahraouis dont 17O OOO vivent a TINDOUF —de ce fait plus de la moitiée du peuple sahraouis est en exil à Tindouf depuis 1975 pris en charge par le polisario nourrit et loger et surtout EDUQUER -POLITISER etBENEFICIANT D’UNE EDUQUATION que n’aurons jamais ceux rester àla merci du maroc sur 17O OOOsahraouis disons qu’il y a en 1975 environs 5O OOO couples sahraouis ou bien familles qui auront une moyenne de O6 enfants par couple ce qui donnera dans 2O ans soit en 1995 un total de 5O OOOx 6 = 3OO OOOpersonnes surlaquelle nous ajouterons les 7O OOO que nous n’avons pas totaliser soit 37O OOO sahraouis en 1995 et en 2OO5 moi je vous le donne prés de UN Million de sahraouis en bonne santé de bons soldats ou de mére de famille intelligentes alors retirons nous du sahara avant la débacle et la déroute militaire et économique car ces nouveaux sahraouis ont soit de revanche et de conquêtes à bon entendeur salut.
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