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Au moins 55 morts dans l’incendie d’une usine de matelas au Maroc
Au moins cinquante-cinq personnes sont mortes et douze ont été grièvement blessées, samedi 26 avril, dans l’incendie d’une usine de fabrication de matelas à Casablanca, selon un bilan officiel. Le feu s’est déclaré vers 10 heures locales [11 heures, heure de Paris] au rez-de-chaussée de l’usine Rosamor ameublements, située dans le quartier industriel de Lissasfa, avant de se propager rapidement dans le bâtiment de quatre étages en raison de la présence de produits chimiques, ont précisé les autorités locales.
La centaine de pompiers mobilisés a maîtrisé l’incendie au bout de trois heures d’efforts intenses. "Les gens disent que les pompiers sont arrivés dans la demi-heure mais n’avaient pas assez d’eau pour arrêter l’incendie", a déclaré un témoin joint par téléphone, Abdellatif Khaloul. "On ne sait pas pourquoi les pompiers regardaient les flammes sans rien faire", a témoigné sur place Nora Sabrallah, qui dit avoir perdu sa fille de 19 ans dans l’incendie. "On leur a demandé de sauver nos enfants mais ils nous ont juste repoussés."
Près de 100 employés, sur les 150 que compte la fabrique, étaient présents sur le site au moment du drame, a précisé MAP. "Ceux qui sont décédés sont morts asphyxiés ou calcinés", a indiqué à la presse un pompier.
LES CONDITIONS DE SÉCURITÉ MISES EN CAUSE
Les rescapés comme les parents des victimes dénoncent les conditions de travail et de sécurité déplorables de l’usine.
La fabrique, dont les fenêtres étaient grillagées, a pris l’allure d’une prison meurtrière, notamment pour les ouvrières qui n’osaient pas se lancer dans le vide. "Parmi les victimes figurent 35 femmes", a déclaré à l’AFP un officier de la police scientifique, ajoutant qu’"il faudra des tests ADN pour identifier les nombreux corps carbonisés". "Je travaillais au premier étage comme tapissier. La fumée venait du rez-de-chaussée où sont entreposés la mousse, le bois et la colle", a raconté à l’AFP Omar Elaaz, 20 ans, admis dans un hôpital de la ville. "J’ai défoncé avec une bonbonne de gaz le grillage qui protège chaque fenêtre", a-t-il ajouté.
"J’ai sauté du troisième étage avec quatre autres camarades alors que les femmes, qui n’osaient pas nous suivre, périssaient dans cet enfer. Dieu m’a sauvé mais je n’oublierai jamais celles qui ont succombé", a confié Hakim Hakki, un tapissier de 31 ans, sur son lit d’hôpital.
"Il n’y avait aucune issue de secours, les extincteurs étaient vides et les conditions de travail étaient difficiles", accuse Fadila Khadija, 28 ans, une ancienne employée.
OUVERTURE D’UNE ENQUÊTE
Des habitants du quartier ont déclaré qu’ils avaient abattu un mur pour sortir des personnes du bâtiment en feu, des femmes et des filles pour la plupart, mais que d’autres employés sont restés bloqués dans les étages supérieurs et criaient à l’aide par les fenêtres.
Le parquet de Casablanca a ouvert une enquête. Le ministre de l’intérieur, Chakib Benmoussa, a promis une "enquête approfondie et transparente" sur les causes de la catastrophe. Il a précisé qu’elle devra déterminer "les causes de l’incendie ainsi que les responsabilités sur les conditions de travail et le respect des mesures de sécurité".
Source : Lemonde

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Au moins 55 morts dans l’incendie d’une usine de matelas au Maroc
desolé pour toute les familles qui ont perdu un membre de la famille.Notre pays manque beaucoups de moyens de securité mais pourtant ns avons les brats qu il faut.pas assez de securité et pas de respect de securité les employes on plus peurt pour leurs materiels que pour les ouvriers