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Culture

« Andam » ou la passion du verbe ciselé

lundi 5 juin 2006

Qui de nous ne se souvient pas d’" Ousmane " le groupe amazigh apparenté au mouvement des années 70. Innovateur, mais bien ancré dans ses racines, c’est l’une des formations qui ont ouvert le chemin au mélange de styles dans une approche de aggiornamento de la chanson marocaine en général, et amazigh en particulier. Avec des textes revendiquant cette identité intrinsèque à notre culture, et des mélodies qui viennent du Souss profond arrangée de manière à toucher le plus grand public possible, leur carrière a connu bien des éclats. A leur apogée une tournée en Europe (1980) en compagnie de Nass El Ghiwane et de Younés Megri terminée en apothéose avec l’inoubliable spectacle à l’Opéra de Paris.

Ammouri M’barek l’un des fondateurs du groupe avec entre autres, Belaid Akkaf, a pris une autre direction en solo vers la moitié des années 80. A son actif, une dizaine d’albums qui ont eu un succès variable, mais cela n’a en rien entamé sa ténacité et son endurance. Aujourd’hui, les dernières retouches de son nouvel album vont bon train. En effet, et dès le début juin (2006), la sortie de son nouvel album sera attendue comme un grand événement. La chanson titre de l’album qui sera "Afoulki ", terme amazigh non traductible qui signifie aussi bien beauté que bonté, semble vouloir engager tout une panoplie de débats autour de questions identitaires, philosophiques voire politiques.

Celui que l’on appelle " Andam" (le chansonnier) ne se permet pas d’aligner des mélopées plaintives ou encore des tubes apparentés aux " libaniaiseries " dominantes sur les ondes. Les sept chansons du nouvel album portent un message profondément positif qui véhicule une volonté d’élan vers l’autre, de partage, de don de soi.

Des valeurs qui ont tendance à s’évanouir devant la mentalité mercantile envahissante, et la vague de mondialisation qui tend à standardiser les humains qui n’ont pour se défendre que l’attachement à leur identité ; sans pour autant tomber dans le piège du passéisme.

Fidèle à lui-même, il explore, depuis ses débuts, des rythmes traditionnels qu’il marie à des sons et des instruments modernes. Sa musique est avant tout mélodique, elle cherche ses repères dans le patrimoine oral du Souss et ses figures mythiques tel Rais Belaïd pour ne citer que lui. Mais Ammouri M’barek ne se contente pas de " moderniser ", il a l’ambition de faire des chansons dont l’authenticité n’empêche pas d’être ancrées dans le présent. Le verbe, lui, est toujours présent, puissant, porteur de sagesse et de liberté.

Source : lematin

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2 Messages de forum

  • 30 mai 2007 14:38

    « Andam » ou la passion du verbe ciselé

    Anedam comme le Surmônne la prèsse sous un article paru les des ammées 70. Bien Dit paour Ammouri m’barek mais désolé pour la photo qui est celle Maâruofi Tarek.

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  • 29 octobre 2007 12:27

    « Andam » ou la passion du verbe ciselé

    LE GROUPE OUSMANE A ETE CREE PAR 6 MEMBRES .IL N ’Y AVAIT PAS DE VRAI FONDATEUR .SAUF QUE AMMOURI ET AKKAF VOULAIENT PROFITER DU SUCCES D ’OUSMANE POUR ETRE SOLO .C ’EST CE QUI A ETE DIT DANS CE SITE .. LE GROUPE OUSMANE QUE JE CONNAIT TRES BIEN AVAIT DES PROBLEMES AVEC CES DEUX MEMBRES QUI BLOQUAIENT TOUT INITIATIVE VISANT LE DEVELOPEMENT DU PATRIMOINE ARTISTIQUE AMAZIGH DANS LE CADRE DU GROUPE .D’ AILLEUR LES MUSIQUES QUE AKKAF INTERPRETTE SONT TOUS D’ OUSMANE .. RKIA DE CASA

    Voir en ligne : AKKAF FACE A L IRCAM

    Répondre à ce message

 

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