Culture
Ammouri M’bark : la voix des berbères
Ammouri M’bark.« Afoulki » est le titre du nouvel album de Ammouri M’bark. Cet artiste, qui a connu la gloire pendant les années 70, poursuit sa démarche créative en modernisant la chanson amazighe.
Ammouri M’bark revient avec un nouvel opus. Après une carrière marquée par onze albums, ce chanteur amazigh, né en 1951 à Taroudant, s’apprête à séduire, à nouveau, ses auditeurs. Son nouvel album intitulé « Afoulki » et produit par la maison de disques Paltinum sera disponible dans les bacs à partir du mois de juin.
Ammouri M’barek promet pas mal de surprises à travers ce nouveau titre. Mais surprise ne signifie pas pour l’auteur rupture avec un style qu’il a fait sien et qu’il a toujours défendu. « Le changement est dans l’évolution », déclare ce chanteur aux milliers de fans. Pour ce musicien, il faut mettre fin à tous les préjugés qui ont souvent accompagné la chanson amazighe. « Je veux démontrer que ce style musical peut être recherché et sophistiqué, il faut cesser de voir cette musique comme un folklore », défend Ammouri M’bark. Ainsi, pour préserver ses principes et ses convictions, ce chanteur a veillé à travers ce nouvel album de poursuivre ses recherches musicales pour donner à ses chansons une “étoffe” recherchée avec des arrangements aboutis. Dans « Afoulki » Ammouri M’barek chante les valeurs qui font la beauté d’un être humain. Humaniste, Ammouri M’barek ne chante pas pour plaire. Il chante, d’abord, car il considère ce geste comme étant sa véritable raison d’être. « La chanson pour moi est plus qu’une passion, c’est ma raison d’être ». Une façon selon l’artiste de montrer son amour pour cet art et son dévouement. Lorsqu’il parle de son premier contact avec le chant, il évoque, d’un français fluide, son enfance au sein de l’orphelinat de Taroudant dirigé par les sœurs franciscaines. « On animait de temps en temps des chorals et petit à petit j’ai appris les techniques du chant et je m’y plaisais ». C’est le déclic. « Passé cette période de première initiation, je n’ai pas arrêté de m’interesser à la chanson amazighe ». Ammouri M’barek n’est pas parolier, mais il a chanté les plus beaux morceaux des poètes amazighs les plus confirmés. Dans la liste figure Haj Belaid « le pilier de la chanson amazighe » comme l’atteste Ammouri M’barek. Ce dernier à également interprété des paroles de Boubakr Annechad et Hussein Gentil. Ces mêmes figures mythiques ont transmis toute une philosophie à Ammouri M’barek qui, à son tour, leur rend hommage en composant et en interprétant leurs meilleurs textes. Ammouri M’barek est, en effet, séléctif. Il prône la rigueur. C’est la seule manière pour lui de pouvoir éduquer le goût du public qui, selon lui, a été pendant longtemps manipulé par une sorte de médiocrité. « Si la chanson amazighe est restée à l’écart, c’est qu’elle a été le résultat d’une politique qui a visé sa marginalisation », a-t-il souligné. Ici, l’artiste évoque la commercialisation de la musique amazighe qui lui a fait perdre de sa consistance. « Nous possédons un repertoire musical très riche, mais qui malheureusement n’est pas valorisé ». Malgré ces propos qui reflètent la réalité, Ammouri M’barek à un regard optimiste en évoquant certaines initiatives et expériences enrichissantes qui marquent un temps de renouveau. « Il y a quelques années, il n’y avait pas tous ces moyens techniques que nous possédons aujourd’hui, c’était difficile ». Pour un artiste méticuleux, la qualité n’était pas toujours au rendez vous. « Mon souci est toujours d’obtenir un produit complet où les arrangements musicaux ont bien abouti et où les paroles sont également bien composées ». Ce désir de toujours améliorer la qualité de ses créations a été pour beaucoup dans son parcours jalonné de succès. Il accumule les prix et les consécrations tant au Maroc qu’a l’étranger. Ammouri M’barek est allé même jusqu’à chanter sur la scène prestigieuse de l’Olympia à Paris dans les années 80 : une époque florissante pour l’artiste. Après la sortie de « Afoulki » prévue en juin, Ammouri M’barek se lancera dans d’autres projets. Parmi ses desseins et son souhait qui lui tient à cœur : produire un “best of” de ses meilleurs tubes et réaliser un duo avec Malek. Ces souhaits se situent dans la démarche d’innovation de l’artiste qui a actualisé la chanson amazighe et lui a donné un air de renouveau.
Par : Qods Chabâa
Source : ALM
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Ammouri M’bark : la voix des berbères
Artiste jusqu’au bout des doits. Il gratte la guitare à la manièrre d’un Bob Dylan. Dèjà Petit, il se fait remarquer dans des galas. A l’orphelinat il apris à jouer avec sa voix, quand il faisait partie de la corale. Surnommé par la presse" Aneddam". Dès l’année 1967 il fandait le groupe de "the Brid", essetiellement un groupe qui ne faisait que des reprises en Français, Anglais et Espagnol. Dès l’année suivante il crée "Souss five" avec qui il enregistre un 45T dont Atrir Umlil faisait partie. Le registre de l’artiste est dèjà long, deux fois l’olympia, passage à Montérial, Pays-bas. Ce voyageur infatigable califfié comme "Un ramier voyageur" que juste la voie de l’appel suffit pour être. Après sa repture avec les Os-man rien avoir avec l’archéologie mais de la formation dont il fesait partie, entamme une carrière Solo riche. Modérniste, bien sûr, mais il trace bien ces limites sur un le texte "imexlawen"(Les Amoks) écri par le fut Sidi Ali, avec deux verssions. Une avec les instruments traditionnels, la seconde avec des instruments modernes. Sur la premièrre cassette solo produite par les "Editions imourig" repri par Sawt Annajah, un texte tombe du registre "ASEQSI" dont voiçi le texte : Mel-yyi a wad mani trit/ rappel moi d’où tu vas.
Mel-yyi mani igan darun/ Dis moi d’où chez toi.
Ah-inu jrigh lfufal ur sul âqelgh/ j’ai erré dans des déset et je ne m’en souviens plus.
Ibbaqa ul-inu s iseqsiten yejder ul/ Au point de cracher mon coeur.
Mel iyyi is t-g-il-t a flan/ dis-moi est bien toi.
Nigh udem-ns k ddarun/ Où juste son masque que tu portes.
Ah inu jrigh lfufal un sul âqqelgh/ Pauvre de moi en ce désert.
Nous nous lasserons jamais à réécoter des vieux "truc" -loin delà ce truc- mes ses compostions qui nous rappel l’air du temps. Je vous salut Bien Mazouz.
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