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Ecrivains

Ali "Azayko" Sadki

vendredi 27 mai 2005

Ali Sadki, dit "Azayko" parce que ses parents sont originaires de la tribu berbérophone des Izyouka (entre Agadir et Tiznit), est né en 1942. Sa première scolarité s’est faite à Tafinegoult, au sud du Tizi n Test, avec des maîtres français. Il a ensuite fréquenté l’École du Pacha, à Marrakech, un établissement nationaliste. Vers dix-huit ans, dans le milieu de l’École régionale d’instituteurs de la même ville, un peu comme sortant d’une hypnose, il se ressent "berbère". À la rentrée scolaire 1962, on l’envoie faire classe à Imi n Tanout.

Ayant décroché le baccalauréat en candidat libre, il intègre à la fois la Faculté des lettres et l’École normale supérieure, pour obtenir en juin 1968 la licence d’histoire-géographie et le Capès. Ali Azayko enseigne alors deux ans dans le secondaire, à Rabat. La seconde année (1969-70), il participe en sus, avec Brahim Akhyat, Ahmed Boukous, Abdallah Rahmani "Jichtimi" et quelques autres à un programme de soutien éducatif pour les étudiants et les commerçants que leurs origines berbères handicapent. Abrités par la Chambre de commerce, ces cours bénévoles seront pourtant interdits au terme du premier exercice.

Azayko gagne alors Paris où il fréquente l’École pratique des hautes études et l’enseignement de berbère de Lionel Galand à Langues O. De retour à Rabat, il enseigne l’histoire en Faculté et se montre actif dans le cadre de l’Association marocaine de recherches et d’échanges culturels (Amrec), née des cendres du programme de soutien éducatif. Sous son impulsion débute le périodique Arraten, "Scriptions" et paraît Imouzzer, "Cascades", une anthologie poétique révélant de lui quatre pièces. Car depuis sa vingt-cinquième année, Azayko a entrepris d’amener la lyrique berbère au stade de l’écrit. Autres fruits de la créativité, sa fille Tilila et son fils Ziri naissent en 1973 et 1975, porteurs de prénoms audacieux comme une novation de style.

S’étant éloigné de l’AMREC, Azayko fonde en 1981, avec Mohammed Chafik, de l’Académie royale, l’Association culturelle Amazigh où prédominent les gens du Moyen-Atlas. La conférence-débat sur la civilisation berbère organisée autour de Léopold Sédar Senghor (avec Mahjoubi Aherdane, ministre d’État, Chafik, Chaouki, Moatassime, etc.) connaît un retentissement certain. L’éphémère organe de l’Association publie d’Azayko, sur la place qui devrait revenir à la langue berbère, la première partie d’une étude dont la suite, imprimée en avril 1982 dans la revue d’Aherdane, allait valoir douze mois de prison à l’historien-poète sorti du giron chleuh. Ce sera dans sa vie un tournant : il y laisse de sa santé mais la fibre poétique se renforce, des amis assidus le soutiennent ; au sortir de l’épreuve, l’universitaire retrouve son poste.

Ali Sadki Azayko a publié deux volumes de vers transcrits en caractères arabes : en 1989 Timitar, "Tessères", avec 33 pièces ; en 1995 Izmoulen, "Cicatrices", riche de 19 poèmes ; pour ce dernier recueil, il a raté d’un souffle le Prix marocain de la création littéraire.

Une vingtaine de ses textes ont bénéficié des compositions musicales et des interprétations du refondateur de la chanson berbère marocaine, Ammouri Mbarek.

Claude Lefébure Paris, juillet 1999 Méditerranéennes n°11 Voix du Maroc Hiver 1999-2000

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3 Messages de forum

  • 4 mars 2006 17:32

    Ali "Azayko" Sadki

    "taguri irufan... iqqand ad tenegh irafan" igellin n dda ali ne se lassait pas de répèter ce beau morceau d un de ses poémes. aghwêd nn a dda ali gh usunfu nek ur sar ittekemmalen,acku tella ukan sul teghlaghalt n yat teguri gh imezgan inu,sellagh as ur d yat twaltt,gh dark gh tegira n ussan nek :"...Remix !!!" Mohamed OUAGRAR

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  • 1er avril 2006 21:55

    Ali "Azayko" Sadki

    Gwma Dadda Ali Azul Non,les hommes comme toi ne meurent jamais.Tu seras parmis les tiens que tu as aimés et respectés comme il se doit.TU as lutté pour que lumière se fasse et elle se fait quoique tardivement et pas suffisamment claire.Je sais que je parle à toi et que certains pourraient bien me prendre pour un fou ;mais ce qu’ils doivent ne pas ignorer c’est que je suis poète et je parle comme bon me semble et à qui ou à quoi celà me chante de parler. Pour que cette petite lucarne jusqu’ici vide s’illumine,j’y allume le souvenir. Ton frère Farid Mohamed Zalhoud Aday Tafraout

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  • 3 juin 2006 21:19

    Ali "Azayko" Sadki

    slt bin je veux bien te connaitre puiske moi ma famille sadki alors en peux ce connaitre je te lesse mon adresse sofiane_0808@hotmail.com. ajoute moi en va parler un peux sure notre famille alors je tattent baye et bonne journè

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