Poésie
A l’insu des usurpateurs
à Hawad
Sous la tente l’attente n’a que trop duré
Que de couleuvres avalées, que d’outrages endurés
Le sirocco hurle rageant de ses mouvantes poussières
Sachez tyrans que nous avons nos meurtrières
Quand la tente de la tante Targuie craque
Touchez pas à mes Tifinagh c’est le poème que je braque
La caravane avale des dunes vers Tanout émouvantes Retrouvailles
L’outre s’emplira d’eau vaille que vaille
Et le méhari blatère
Car là reverdit la terre
Ouvre- toi Sésame ce qu’on s’est régalé
De la bouillie d’orge ancestral inégalé
A l’insu de l’Occident
Qui par accident
Nous fait don de riz charançonné
Et les Etats fantômes que la bêtise a tronçonnés
Mes frères ICHOUMAR sont aux aguets et aux armes
Tel KOKAYAD notre AZAWAD ils défendent
Ainsi que toute TAMOUJARA veuve en larmes
Car ce n’est que d’eux et moi que les lumières dépendent
De Mohamed Zalhoud
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